Félicité de La Mennais

Félicité de La Mennais

Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Famille et de la propriété… (1848)

Mais de l'unité se conclut rigoureusement la perpétuité. L'organisme normal de la famille une fois constitué, il l'est pour toujours. Il ne peut être détruit que de l'une de ces trois façons : par la mort naturelle, condition nécessaire de tous les organismes; par le suicide, si la destruction s'opère du consentement mutuel des époux; par le meurtre, si un seul en est l'instrument. Qui ne voit, d'ailleurs, que le divorce suivi d'une nouvelle union n'est que la polygamie déguisée, une polygamie, et plus encore, une polyandrie successive.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Famille et de la propriété… (1848)

Or, ce que chaque être a de propre, ce qui, joint à l'essence commune, fait de lui un être réel, distinct et complet, constitue, suivant la force du mot même, la propriété, en ce qu'elle a d'originel et de radical. On n'en conçoit aucune sans celle-là, et toutes les autres, ainsi qu'on le verra tout à l'heure, n'en sont que l'extension. L'individu n'existant que par elle, puisque c'est elle, elle seule qui individualise dans l'espace et le temps le type éternel, qui le réalise physiquement , elle est identique au droit, elle est le droit sous sa forme concrète
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De la Famille et de la propriété… (1848)

La transmission de la propriété est, en effet, une conséquence de la transmission de l'existence sous les conditions de l'organisme, car cette transmission n'aurait rien d'efficace, elle ne serait qu'une sorte d'aspiration stérile à la perpétuité, si l'être produit ne recevait, avec l'organisme qui le détermine individuellement, ce qui est nécessaire pour le conserver durant une période plus ou moins longue de son développement. Sous des multitudes de formes différentes, cette loi se manifeste dans toute la série des êtres organisés, depuis le végétal jusqu'à l'homme.
Source : Gallica

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