Résumé

C. Charles Casati de Casatis Un projet de loi sur la propriété littéraire et artistique (1862)

Celui qui achète un exemplaire d'une œuvre littéraire n'acquiert que la propriété de l'objet matériel, du papier, de l'encre, et non la propriété de l'œuvre littéraire elle-même, des idées, des sentiments, des pensées de l'auteur.- Résumer la propriété littéraire dans la propriété d'un exemplaire, ce serait matérialiser l'esprit, ce serait faire de la plus noble des propriétés, de la propriété de la pensée, la propriété d'un objet formé, comme l'a dit un écrivain, « à l'aide des rebuts de la société, du noir de fumée pris des os et des chiffons laissés sur la voie publique. »
Source : Gallica

C. Charles Casati de Casatis Un projet de loi sur la propriété littéraire et artistique (1862)

C'est un droit d'une nature toute particulière ; son objet n'est pas une chose matérielle, n'est pas un exemplaire, c'est l'œuvre de l'esprit, c'est la pensée; cette œuvre de l'esprit peut se reproduire à l'infini et conserve toujours une valeur indépendante de l'exemplaire qui lui sert de forme ; on en peut faire un très-grand nombre de copies et chaque copie a une valeur égale à celle de l'original. Le droit de propriété littéraire, c'est un droit de reproduction de l'œuvre de l'esprit, c'est ce que les Anglais appellent copy right.
Source : Gallica

C. Charles Casati de Casatis Un projet de loi sur la propriété littéraire et artistique (1862)

S'il est une œuvre qui puisse être indépendante de la société au milieu de laquelle elle est produite, c'est l'œuvre de l'esprit.
Dire que la société est créatrice de toutes les œuvres littéraires ou artistiques, c'est dire que Racine n'est pas l'auteur d'Athalie, que Dante n'est pas l'auteur de la divine Comédie, c'est dire que le premier venu aurait pu en faire autant, si pour produire des chefs-d'œuvre il n'y a qu'à puiser dans les idées communes.
Source : Gallica

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