Résumé

Portrait de Émile Acollas Émile Acollas La propriété littéraire et artistique… (1886)

Et il n'y a nulle exception à faire au droit de l'auteur et en faveur du destinataire pour les lettres émanées d'un homme public, car, pour soutenir l'opinion adverse, en vain invoque-t-on ce qu'on appelle les droits de l'histoire! Que l'histoire fouille jusqu'où elle pourra, mais 'qu'elle respecte un droit qui, celui-là, n'est pas métaphorique, qui est réel et vivant, le droit de chaque homme à l'inviolabilité d'une pensée qu'il n'a point entendu livrer à tous.
Après le décès de l'auteur, le droit de publier la lettre passe-t-il à ses héritiers, à ses légataires ?
Source : Gallica

Portrait de Émile Acollas Émile Acollas La propriété littéraire et artistique… (1886)

Ainsi, doit-on admettre que, sans le consentement du propriétaire, un peintre ait le droit de reproduire l'œuvre d'un statuaire, un statuaire l'œuvre d'un peintre, et, ce qui est beaucoup plus dangereux pour les intérêts privés, un graveur, un lithographe ou un photographe, l'œuvre d'un peintre ou d'un statuaire ou d'un sculpteur ?
Posée dans ces termes, la question cesse d'en être une, car il est évident que la reproduction d'une œuvre d'art par un art différent peut réunir tous les caractères du délit de contrefaçon.
Source : Gallica

Portrait de Émile Acollas Émile Acollas La propriété littéraire et artistique… (1886)

Parmi les circonstances à part qui, dans les temps modernes, ont gêné l'évolution du droit en matière de propriété intellectuelle, figure, au premier rang, la haine des gouvernements pour la pensée; aussi longtemps, aux temps modernes, ont-ils tenu en échec cette grande et fondamentale liberté, — celle pour chacun de communiquer sa pensée aux autres, celle pour chacun d'enseigner les autres, — aussi longtemps était-il à peu près impossible que fût reconnu le droit de l'écrivain ou de l'artiste sur l'expression de sa pensée.
Source : Gallica

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