Résumé

Alfred Villefort De la propriété littéraire et artistique au point de vue international… (1851)

Tandis que celles-ci n'ont en vue que la reproduction par des moyens mécaniques, et l'une d'elle-même, la loi saxonne, la reproduction par des moyens mécaniques causant un préjudice pécuniaire à l'auteur, la loi espagnole, au contraires, réserve exclusivement à l'auteur le droit de reproduction, aussi bien par des copies manuscrites, que par des copies faites mécaniquement. C'est là, certainement, la preuve la plus énergique que le législateur espagnol ait pu donner de son respect,
peut-être outré, pour le principe de la propriété littéraire.
Source : Gallica

Alfred Villefort De la propriété littéraire et artistique au point de vue international… (1851)

On n'exagère pas seulement les faits ; on fait à la législation belge des reproches qui ne s'adressent pas à elle seule. On fait un crime au gouvernement belge de ne pas réprimer chez lui la contrefaçon des livres étrangers : on n'oublie qu'une chose, c'est qu'il en est ainsi dans toutes les législations, c'est qu'en France même, si la contrefaçon étrangère y est presque nulle, ce n'est pas que nos lois la défendent, elles la tolèrent, au contraire, dans le plus grand nombre des cas, c'est que la France est assez riche de ses propres ressources pour n'avoir pas besoin d'emprunter aux autres.
Source : Gallica

Alfred Villefort De la propriété littéraire et artistique au point de vue international… (1851)

L'un est, en quelque sorte, le frêlon de la littérature, l'autre en est le pirate.
C'est le préjudice que la reproduction illicite est susceptible d'apporter au droit exclusif de l'auteur, qui sert de ligne de démarcation entre la contrefaçon et le plagiat. La loi punit le délit de l'amende et de la confiscation (1) ; elle laisse à l'opinion publique le soin de juger le plagiat.
Source : Gallica

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