Résumé

Marcel Chatain De la Propriété littéraire, par Marcel Chatain… (1880)

Pour nous, le droit de l'auteur comme celui des héritiers a un carctère pécuniaire. Il serait souverainement injuste de permettre à un écrivain de retirer des sommes considérables de la vente de ses oeuvres sans faire face à ses engagements; il n'est pas admissible qu'on puisse, à ce point, sacrifier l'intérêt légitime des créanciers.
De tout ce qui précède, il nous est facile de dégager notre système. Pour nous, l'oeuvre acquiert par la publication un caractère pécuniaire : dans ces conditions les créanciers peuvent saisir et faire vendre le droit de reproduction.
Source : Gallica

Marcel Chatain De la Propriété littéraire, par Marcel Chatain… (1880)

Personne ne peut s'en emparer sans porter atteinte au droit de celui qui l'a créée: personne ne peut copier l'ouvrage : l'imitation loyale est admise ; c'est la concurrence intellectuelle : mais reproduire, mot pour mot, ce que j'ai écrit; n'est-ce pas la même chose que de mettre la main sur l'objet qui m'appartient? Mon droit de reproduction, de publication subsiste donc entièrement et, c'est précisément en cela que consiste mon droit de propriété.
Source : Gallica

Marcel Chatain De la Propriété littéraire, par Marcel Chatain… (1880)

On a craint de voir un mari ignorant et récalcitrant s'opposer à la publication d'oeuvres qui auraient enrichi l'humanité. Nous croyons qu'on s'exagère le danger et que, au contraire, la sévérité du mari, à supposer qu'elle existe, sera bien plutôt une sauvegarde contre une tentation qui trop souvent n'amène que des mécomptes et des désillusions !
Que si le mari s'obstine dans un refus qui ne repose sur aucun motif sérieux, la femme pourra s'adresser aux tribunaux pour obtenir l'autorisation nécessaire, et cela en vertu de la disposition générale de l'art. 217 du Code civil.
Source : Gallica

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