Droit collectif

Définition et enjeux

Pellegrino Rossi Traité de droit pénal : oeuvres complètes… (1872)

Chaque société, chaque État, considéré comme être collectif, a le droit et le devoir de se conserver en vertu de la loi de création et du fait humain et contractuel de l'association. Ce droit de conservation, essentiel à l'état collectif comme à l'homme lui-même, a pour mission de protéger tous les individus qui composent la société, c'est-à-dire tous les biens que chacun de ces individus tient de la création. Ces biens sont l'existence, la liberté, l'activité, l'intelligence : la société reconnaît leur sainteté et leur inviolabilité.
Source : Gallica

Théophile Crépon Traité de l'appel en matière civile… (1888)

« Attendu, en droit, que la société civile est, sans doute, comme la société de commerce, un être- moral dont les intérêts sont distincts de ceux de chacun dé ses membres; mais qu'on ne peut en conclure qu'il est permis à cet être moral d'agir en nom collectif, sans donner même l'indication des noms et domicile de ses membres. » Si la société civile est un être moral, et si les intérêts de cet être moral sont distincts de chacun de ses membres, pourquoi ne peut-il pas agir en nom collectif, puisqu'il représente une collectivité d'intérêts?
Source : Gallica

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