Charles d' Eberstein

Résumé

Charles d' Eberstein Conciliation, par Charles d'Eberstein (1849)

A mesure que la civilisation s'étendra, qu'elle donnera à tous, par une équitable répartition de la richesse et du travail, par une vie à la fois plus douce et plus laborieuse, la facilité de s'élever à de hautes pensées, elle deviendra aussi plus grave et plus solennelle, —rapprochera sans cesse l'homme de son but éternel, — lui fera de plus en plus sentir, non avec désespoir mais avec résignation, la mélancolie et la vanité de la vie, — et développera le désir de satisfaire aux instincts mystérieux et divins, obscurcis par les nuages dont la première faute a entouré son âme.
Source : Gallica

Charles d' Eberstein Conciliation, par Charles d'Eberstein (1849)

L'homme, sous l'influence de ses instincts d'immortalité, éprouve un bonheur mystérieux à transmettre son nom, — le fruit de ses travaux, — les objets qui lui ont servi et qu'il a aimés, aux êtres qui doivent le continuer sur la terre en conservant quelque chose de ses traits et de son âme.
Supprimer l'héritage, c'est charger la société du soin de tous les enfants, — c'est affranchir le père de ses devoirs envers eux,— c'est n'imposer à l'individu que le soin de sa propre existence.
Source : Gallica

Charles d' Eberstein Conciliation, par Charles d'Eberstein (1849)

Conservons donc précieusement ce que l'association des grands intérêts protège, mais ne donne pas, - le charme du toit domestique,— la causerie du foyer,— le petit jardin cultivé avec amour, — le légitime orgueil d'une oeuvre d'intelligence, — le noble élan des affections particulières, le large développement des facultés diverses, — la liberté enfin qui est la vie de l'âme, comme l'air est la vie du corps.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature