L. L., Considérations sur la position actuelle (1848)
“ Le socialisme, au contraire, n'envisage le travail que comme une odieuse et insupportable nécessité. Il ne dit pas qu'il faut prier, se résigner, mais il montre à ses adeptes, les moissons, les richesses de ceux qu'il appelle les heureux de la terre. Il excite par là l'envie, la cupidité, la convoitise, il déchaîne les passions, il brise tous les liens d'amour entre les hommes. Le christianisme prescrit la charité qui est la vraie fraternité. Le socialisme parle de fraternité, mais ce mot qu'il balbutie, l'écume à la bouche et la rage dans le coeur, n'est que la fraternité de Caïn. ”
