Résumé

Alfred Le Dain Le Socialisme et la République… (1849)

En effet, le socialisme se pose en système, à l'exclusion de tout autre destiné à régénérer l'humanité ; c'est le mineur aventureux qui procède par la sape et la traînée de poudre. C'est donc un système de la pire espèce, un empirique. Pour opérer des réformes, il est nécessaire de s'appuyer sur des faits préexistants. Le socialisme ne tenant aucun compte de ce qui a été produit avant lui, tombe dans l'absurde. On ne peut raisonnablement appeler régénération ce qui ne serait qu'un bouleversement. Si vous voulez transformer une société, il faut une société.
Source : Gallica

Alfred Le Dain Le Socialisme et la République… (1849)

La monarchie isole le pouvoir entre ses mains ; la république le généralise, de façon que la nation gouvernée par la totalité de ses membres n'a d'autres limites à son autorité que celles qui lui sont prescrites par la morale et la raison, ce guide infaillible, régulateur impassible des erreurs qui peuvent être commises dans une société quelle qu'elle soit. Le suffrage universel est la base du gouvernement républicain. En république, l'homme naît citoyen et peut être appelé par la seule recommandation de son talent aux plus hautes dignités.
Source : Gallica

Alfred Le Dain Le Socialisme et la République… (1849)

Le socialisme n'est pas le républicanisme, puisque les républicains repoussent le socialisme, et que les socialistes n'ont fondu leurs doctrines avec cette forme de gouvernement qu'en empruntant les principes républicains. Le socialisme, si je puis m'exprimer ainsi, est l'enfant maudit, dès sa naissance, par la république, indirectement la cause dé son apparition dans le monde. Semblable aux fléaux qui portent aveceux le germe du génie du mal, le socialisme a fait plus contre la république que n'auraient pu faire contre elle les haines de toutes les aristocraties acharnées à sa perte.
Source : Gallica

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