Pierre Antoine Berryer

Résumé

Pierre Antoine Berryer Lettre de M. le Comte de Chambord… (1851)

Oh! alors j'ai compris que, malheur aux nations dont l'existence, dont le gouvernement, dont la constitution a tour à tour ou la mobilité des passions populaires qui conduit aux hontes du directoire, ou l'autorité immense du génie d'un grand homme qui conduit à d'éclatantes victoires, à d'immenses succès, mais aussi à d'affreux revers, à un anéantissement complet, à un effacement de tout ce qui constitue la société. Faire reposer la destinée d'un peuple sur la tête d'un homme, c'est le plus grand de tous les crimes.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer Lettre de M. le Comte de Chambord… (1851)

Mon Dieu , quand on accuse dans le passé , on a un grand avantage. La monarchie, à travers toutes les erreurs, toutes les faiblesses, tous les vices qui sont attachés à l'humanité, elle a duré quatorze siècles ; on a un long espace à parcourir pour y saisir des fautes; des jours mauvais, et les lui reprocher, comme si c'était la conséquence même de son principe. La République, cette République qui doit être éternelle, cette République qui est, selon vous, la grande condition de l'avenir, nous ne l'avons connue qu'un jour.
Source : Gallica

Pierre Antoine Berryer Lettre de M. le Comte de Chambord… (1851)

M. DE FALLOUX. Messieurs, ce que je viens de dire de la République, avec une respectueuse franchise, je demande la permission de l'appliquer de même au gouvernement.
Ah! on ne fait pas de l'autorité avec du gouvernement, avec de l'administration toute seule. On ne fait pas de l'autorité avec de la compression ou de la prospérité matérielle seulement. On ne fait de l'autorité et de l'ordre qu'avec les conditions véritables de l'ordre et de l'autorité, avec les moeurs , avec les institutions, avec les principes, les hommes, les vertus de l'autorité.
Source : Gallica

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