Résumé

République et monarchie (1872)

La République de Février n'appliqua, il faut le dire à sa louange, que la première des deux conditions révolutionnaires, — l'insurrection. La dictature fit horreur à son honnêteté, et la peur de ce mal la conduisit dans un pire, le pire de tous en politique, — l'illusion. Généreuse, inspirée, clémente, mais imprévoyante, confiante et enfantine comme le merveilleux génie du poète dont elle fut le piédestal et l'idole, — aussi fragiles, hélas ! l'un que l'autre, — elle vécut juste le temps de proclamer le suffrage universel, de fabriquer une Constitution et de se donner un maître : dix mois.
Source : Gallica

République et monarchie (1872)

Qui est la légalité, l'ordre, le droit, le dévouement, l'abnégation, le labeur infatigable, l'aptitude universelle, le bon sens, l'économie, l'honnêteté, le patriotisme au pouvoir, — et qui n'y représenterait que l'usurpation, l'anarchie, le préjugé, l'arbitraire, l'égoïsme, la paresse, l'incompétence, le bon plaisir, la déprédation, la fraude, la tyrannie? Qui est l'avenir, enfin, et qui est le passé, de la République ou de la Monarchie?
Source : Gallica

République et monarchie (1872)

Monarchie ou République ?
Qui a sauvé la France,— et qui l'a perdue? Qui la conserve, — et qui la perdrait encore? Qui pouvait seule accomplir ces miracles auxquels nous assistons, — et qui n'eût pas même formé un régiment? Qui a vaincu la Commune, — et qui n'eût pas même entrepris de lui disputer une des barrières de Paris ? Qui n'a eu qu'à émettre un emprunt pour que le monde lui apportât quarante-deux milliards, — et qui pourrait faire appel aux capitaux, s'agît-il de la libération du territoire, sans réaliser seulement quelques millions ?
Source : Gallica

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