Félix Oger

Résumé

Félix Oger La république (1871)

LA RÉPUBLIQUE ET LES PARTIS (1)
Chacun des gouvernements monarchiques qui se sont succédé depuis le commencement du siècle a laissé derrière lui, en tombant, des souvenirs, des convictions ou des intérêts, en un mot, tout ce qui attache les hommes à une forme politique et les constitue en parti. Le premier Empire, par son prestige militaire et ses airs d'épopée, a fait oublier à la masse le crime de son origine, le despotisme de son gouvernement et les désastres de sa double chute.
Source : Gallica

Félix Oger La république (1871)

Ce que la France a accepté ce jour-là, ce que Paris a confirmé par le vote du 3 novembre, c'est une véritable dictature, je veux dire un pouvoir sans limites définies, usant ou pouvant user discrétionnairement de tous les moyens, de toutes les ressources nécessaires à l'accomplissement du mandat qu'il s'était lui-même donné. Les hommes investis de cette puissance consultèrent sans doute plus leur patriotisme que leurs forces, et assumèrent une redoutable responsabilité qu'il eût mieux valu transmettre à une Assemblée nationale convoquée dans le plus bref délai.
Source : Gallica

Félix Oger La république (1871)

Elle a marqué une phase de la Révolution entre la monarchie du droit divin, définitivement condamnée, et la République, dont l'heure n'était pas arrivée. C'est là son titre historique. Par son origine, elle consommait la rupture avec l'ancien régime, et par le développement de son principe elle faisait participer la France, dans une mesure de plus en plus large, à son propre gouvernement. Telles étaient les espérances ou les illusions de Lafayette, de Dupont (de l'Eure) et de Laffitte. La classe moyenne les a partagées. Elle voyait dans le règne du roi bourgeois sa propre domination.
Source : Gallica

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