Célestin Latour Du Moulin

Résumé

Célestin Latour Du Moulin Une solution, par M. Latour-Dumoulin fils (1850)

Les progrès incontestables des idées démocratiques, depuis la révolution de 1848, ne permettent pas de songer à la création de deux chambres, dont l'une servirait de contre-poids à l'autre. Une assemblée unique est plus conforme à l'opinion que se fait le peuple des rouages du gouvernement républicain ; et l'on ne saurait, sans danger, braver cette opinion. — Mais si toute apparence de sénat, même électif, doit éveiller les fausses susceptibilités des masses, elles comprendront mieux la nécessité de conjurer l'agitation qui résulte d'élections générales renouvelées trop fréquemment.
Source : Gallica

Célestin Latour Du Moulin Une solution, par M. Latour-Dumoulin fils (1850)

La stabilité, l'ordre, tels sont les deux mots de la situation.
Ce que veut avant tout la France, épuisée par deux années d'angoisses, c'est un gouvernement qui lui donne l'ordre et la stabilité; mais c'est aussi un gouvernement qui ne choque point ses instincts libéraux, et qui, si les circonstances le forcent à suspendre momentanément et dans l'intérêt général, l'exercice des droits depuis longtemps acquis, ne se croie pas autorisé, par son origine, à absorber indéfiniment ces droits.
Source : Gallica

Célestin Latour Du Moulin Une solution, par M. Latour-Dumoulin fils (1850)

L'incurie du parti modéré a porté ses fruits. Le président, auquel d'imprudents amis voilaient la perte de sa popularité, a été trop tard convaincu, par des élections partielles, des inconvénients d'un appel réitéré au suffrage universel. Pour avoir hésité, le 20 décembre 1849, à briser une Constitution que ses électeurs ne prétendaient nullement l'obliger à respecter, il s'est condamné à voir détruire, en vertu de cette Constitution, le principe d'autorité dont il avait implicitement reçu mandat d'être, avant tout, le défenseur.
Source : Gallica

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