Résumé

Monk ou Washington (1871)

Ceux qui pensent et parlent ainsi connaissent bien peu l'histoire de la fondation des États-Unis d'Amérique !
On ignore trop généralement combien a été pénible, laborieux, l'enfantement de la jeune république, dont la gestation n'a pas duré moins de vingt-quatre ans. L'Amérique, même après l'expulsion des Anglais, était, encore profondément monarchique d'instincts, de coeur, de sentiments. Ce qui fera la gloire éternelle de Washington, c'est précisément d'avoir surmonté des obstacles presque insurmontables. C'est la difficulté de sa tâche qui en constitue la grandeur.
Source : Gallica

Monk ou Washington (1871)

Si la décapilalisation de Paris avait pour corollaire la Washingtonisation de Versailles, je n'y verrais pas un si grand malheur, et Paris ne perdrait pas plus à ce sacrifice, que n'a perdu New-York, dont la population, qui n'atteignait pas 300,000 habitants en 1789, dépasse aujourd'hui un million d'âmes. Washington, capitale de l'Union américaine, n'a pas empêché New-York de devenir la troisième ville de l'univers ; Versailles, capitale de la république française, n'empêcherait point Paris de rester la première ville du monde.
Source : Gallica

Monk ou Washington (1871)

Dès que les avantages d'un gouvernement mixte auront été montrés au peuple, il adoptera cette forme de gouvernement ; il reconnaîtra que ce génie qui nous a fait traverser si glorieusement, si victorieusement des difficultés en apparence insurmontables, que ces grandes qualités, qui ont mérité et obtenu l'estime de tous et la vénération de l'armée, sont destinés à nous conduire bien mieux encore dans les sentiers plus faciles de la paix. Certaines gens ont établi une liaison si intime entre l'idée de monarchie et celle de tyrannie qu'il semble difficile de les dégager l'une de l'autre.
Source : Gallica

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