Le dénoûment désigne la résolution finale d'une œuvre narrative, marquant la conclusion des enjeux dramatiques ou moraux. Aristote le définissait comme la partie suivant la catastrophe, tandis que Goethe, dans Faust, le présentait comme un tournant inattendu où les actes des personnages trouvent leur aboutissement.
Sénèque soulignait, dans une perspective plus philosophique, que le dénoûment dépend de la conduite morale, et non de la durée de la vie. Ce concept, central au théâtre et au roman, structure la tragédie et la comédie, comme le rappelle Lessing, qui critiquait les fins artificielles. Les auteurs, de Montégut à Féval, en ont fait un moment de vérité ou de transformation, souvent lié à la mort ou à la victoire de la justice.