Victor Hallays-Dabot

Victor Hallays-Dabot

Résumé

Portrait de Victor Hallays-Dabot Victor Hallays-Dabot La Censure dramatique et le théâtre… (1871)

Le cynisme amusant du meurtrier et le badinage des héros de cour d'assises ont toujours paru à la commission d'examen un spectacle d'un danger immédiat. Mettre le crime sur un piédestal en relevant le vol et l'assassinat par d'aimables facéties qui amusent et intéressent, c'est faire du théâtre populaire le pire enseignement pour toute cette race maladive de désoeuvrés du ruisseau, qui ne vivent, ne s'instruisent, ne pensent que par le drame du jour.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hallays-Dabot Victor Hallays-Dabot La Censure dramatique et le théâtre… (1871)

Toute oeuvre, qui n'est point marquée du sceau indélébile du génie, prend vite, quel qu'ait été son succès, si grande qu'ait pu être sa popularité, des allures vieillotes ; ce n'est plus la langue du jour, l'esprit à la mode, le ton de plaisanterie en vogue. Le succès passé est à peine compris et le public, ne se rendant point compte que c'est lui qui est changé, et non pas l'oeuvre qui se joue, s'étonne des engouements de la génération que l'a précédé et ne voit point que la génération suivante pensera de lui-même ce qu'il pense de ses aînés.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hallays-Dabot Victor Hallays-Dabot La Censure dramatique et le théâtre… (1871)

Quant aux professions indépendantes qui se plaignent parfois des libertés du théâtre à leur endroit, il n'y a aucun intérêt public qui empêche de mettre sur la scène leurs travers, leurs ridicules, leurs vices. La seule limite que la censure ait reconnue, c'est lorsque la pièce, au lieu du portrait satirique d'une individualité, s'attaque à la probité de certaines professions qui sont, comme les offices ministériels par exemple, sous la surveillance de la loi, et fait planer sur elles des soupçons infamants.
Source : Gallica

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