Résumé

Albert Reyval L'Église et le théâtre : essai historique (1924)

Dans son Histoire de la Littérature Française, Petit de Julleville écrit : « Je n'ai parlé que des grandes pièces, tragédies ou drames. Pendant toute la révolution, l'éducation du peuplé se poursuivait; activement au théâtre, par des piécettes d'actualité où l'impiété le disputait a l'absurde; où l'on ridiculisait jusqu'à l'infamie, les papes, les rois, là noblesse, les prêtres ; où les curés jettent leurs robes aux orties, se coiffent du bonnet rouge, montent la garde; et finalement se marient, tandis que les ducs arborent la cocarde et boivent à la liberté ».
Source : Gallica

Albert Reyval L'Église et le théâtre : essai historique (1924)

Richelieu, qui était un homme de gouvernement et qui n'avait pas subi l'ascendant de la tristesse janséniste, n'était-il pas mieux inspiré en essayant d'organiser et de régler l'art dramatique? C'est au nom de principes identiques que j'ai entendu fulminer contre toute tentative de roman comme de théâtre chrétien. Cependant les catholiques s'abstiennent-ils pour cela de lire des romans ou d'aller au théâtre ? Non. Mais si quelques écrivains d'imagination s'inspirent du christianisme, le théâtre tout entier est tombé aux mains de gens ou qui le combattent ou qui le considèrent comme non avenu.
Source : Gallica

Albert Reyval L'Église et le théâtre : essai historique (1924)

En vérité, si le théâtre est le miroir de notre civilisation, dans quelle civilisation, Seigneur Dieu, vivons-nous ? Quelle est cette société, où l'on ne paraît même pas savoir que le devoir existe, où l'on ne semble avoir aucune notion de la constitution de la famille et où même, lorsque les auteurs prétendent se hausser jusqu'à l'idée cornélienne du sacrifice, leur sublime s'exerce dans une atmosphère digne de Charenton?
Source : Gallica

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