Pathologie sociale

Définition et enjeux

Georges Guilhaud,  La réglementation physiologique du travail (1905)

“ A côté de la pathologie, à côté des maladies proprement dites, elle a été une des premières à signaler que l'organisme social est sujet aussi aux maladies et qu'il existe une pathologie sociale et collective, dont elle a analysé et observé les maux. Car c'est au bout de ces maux
que se trouve ce que nous appelons si banalement la question sociale, et ce sont précisément ceux-ci dont aucune science n'a pu jusqu'à ce jour triompher définitivement.
”
Source : Gallica

Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)

“ État civil. —On note partout la fréquence plus grande des maladies ■mentales chez les célibataires; à la vérité, on prend peut-être l'effet pour la cause : là bizarrerie de caractère, l'originalité; toutes les tares psychopathiques éloignent du mariage plus qu'elles n'y portent, et c'est peut-être là la raison de la particularité accusée par la statistique. Le veuvage semble aussi favorable au développement des psychopathies.
4. Professions. — Aucune profession ne met à l'abri des maladies mentales : on les rencontre au haut comme au bas de l'échelle sociale.
”
Source : Gallica

Jeanne Rouchy,  Le droit de guérir : thèse... (1935)

“ Maladies qui créent un danger social ou détruisent une valeur sociale.
Il est des maladies qui portent tout spécialement atteinte à l'ordre social, soit parce qu'elles créent un danger social : ce sont les maladies contagieuses; soit parce qu'elles détruisent une valeur sociale : ce sont les blessures de guerre, les accidents du travail...
Dans ces cas, la société a la mission de diminuer le danger social, de maintenir la valeur sociale, sans tenir compte du consentement du malade.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature