Édouard Monneret

Résumé

Édouard Monneret Traité de pathologie générale. Tome 1 (1857-1861)

Pourquoi, en attendant un avenir meilleur, ne pas élever notre esprit à la contemplation de la science pure? C'est bien peu connaître l'esprit des sciences que de vouloir en bannir les études générales. Une spéculation pure, abstraite, sans portée aujourd'hui, peut en avoir une immense demain. Combien d'exemples, empruntés à la physique et à la chimie, prouveraient sans réplique qu'il n'est jamais permis de négliger l'étude des sciences dans ce qu'elles ont de purement théorique.
Source : Gallica

Édouard Monneret Traité de pathologie générale. Tome 1 (1857-1861)

On paraît aujourd'hui se soucier fort peu d'un travail de ce genre; on étudie pour soi sans se préoccuper de son voisin, sans chercher si les résultats obtenus de part et d'autre sont concordants ou divergents. En un mot, on cherche isolément sans but bien déterminé ou avec la seule intention de se signaler par la découverte d'un fait nouveau. Cependant les meilleurs esprits reconnaissent que le moment est venu de réunir tous ces détails épars, de constituer des groupes, de les rattacher les uns aux autres par des liens naturels. Tel est précisément le but de la pathologie générale.
Source : Gallica

Édouard Monneret Traité de pathologie générale. Tome 1 (1857-1861)

Sans nous embarrasser de l'étude mystérieuse d'entités que nous ne pouvons saisir, nous devons faire consister la maladie dans la lésion d'un ou de plusieurs organes; dans la perturbation d'une ou de plusieurs fonctions; dans l'intervention toujours salutaire, mais souvent aussi insuffisante du principe de vie. La réaction, à différents degrés, et suivant des modes presque infinis, de ces trois éléments l'un sur l'autre, détermine la scène variée, changeante, à dénoûments divers, qui exerce la sagacité et l'intelligence du médecin pendant sa longue et pénible carrière.
Source : Gallica

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