Résumé

Portrait de Charles Fiessinger Charles Fiessinger Les maladies des caractères : étude de physiologie morale (1916)

S'il est un sentiment qui ne s'efface pas du cœur du médecin qui agonise, c'est celui de la compassion à l'égard de ceux qu'il laisse derrière lui. Il sait la vie dure, cruelle aux faibles, et que les meilleurs jours y sont embrumés de larmes. Ce que lui-même a enduré de fatigues, dépensé de peines, subi d'accusations iniques quand un échec avait frappé d'impuissance ses efforts, ce qu'il a traîné après soi de marques d'ingratitude attachées à ses pas, il en a trop souffert pour ne pas redouter la douleur d'une blessure aussi vive pour la sensibilité de ceux qui lui sont chers.
Source : Gallica

Portrait de Charles Fiessinger Charles Fiessinger Les maladies des caractères : étude de physiologie morale (1916)

Elle court au-devant de la souffrance, connaît les moyens de la soulager. Ses deux auxiliaires, l'imagination et la tendresse, lui permettent de deviner ce qui ne s'avoue pas et de panser d'une main délicate la plaie invisible et qui ronge. De tous les dons dévolus à l'être humain, il n'en est pas de plus élevé et de plus noble. L'ostentation et la vanité sont également odieuses à la richesse du cœur, qui, pareille à toutes les manifestations de l'instinct, ignore l'appréciation de sa valeur et rayonne, dans la beauté de ses actes, d'une clarté modeste et d'un éclat toujours voilé.
Source : Gallica

Portrait de Charles Fiessinger Charles Fiessinger Les maladies des caractères : étude de physiologie morale (1916)

Alité, échappant de ce fait à l'anxiété des démarches à tenter et des visites à faire, le timide retrouve la maîtrise de sa sensibilité et son imagination cesse de l'affoler. Elle se tient calme ; si le cœur bat, ce n'est que de fièvre. A peine si quelque émotion l'agite devant la manifestation d'un désir à formuler. Le malade exprime-t-il l'envie d'une modification au régime, d'une consultation avec un confrère, ce n'est pas lui, c'est sa femme qui se charge de la demande. A la question qui lui en est
posée, pour peu que le médecin plisse le front, le timide a vite fait de se dégager.
Source : Gallica

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