Charles Fiessinger,
Les maladies des caractères : étude de physiologie morale
(1916)
“ S'il est un sentiment qui ne s'efface pas du cœur du médecin qui agonise, c'est celui de la compassion à l'égard de ceux qu'il laisse derrière lui. Il sait la vie dure, cruelle aux faibles, et que les meilleurs jours y sont embrumés de larmes. Ce que lui-même a enduré de fatigues, dépensé de peines, subi d'accusations iniques quand un échec avait frappé d'impuissance ses efforts, ce qu'il a traîné après soi de marques d'ingratitude attachées à ses pas, il en a trop souffert pour ne pas redouter la douleur d'une blessure aussi vive pour la sensibilité de ceux qui lui sont chers. ”
