Georges Audiffrent

Résumé

Georges Audiffrent Des mouvements irrésistibles (1879)

Un désir quelconque nous pousse à l'action; parmi les images que fait naître l'activité de l'organe affectif, d'où naît le désir, l'une d'entre elles, par les réflexions qu'elle suscite, peut faire douter de l'efficacité ou de l'opportunité du résultat désiré. Si c'est la vanité, ou l'orgueil, ou même un instinct sympathique qui pousse à l'action, la stimulation exercée par lui sur la région contemplative pourra faire surgir certaines images, et, parmi ces images, l'une pourra rappeler l'idée d'un danger, et éveiller, par suite, l'instinct de la conservation.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Des mouvements irrésistibles (1879)

Dans les
uns, c'est le courage qui domine, c'est-à-dire la disposition à agir; dans les autres, au contraire, c'est la prudence, d'où la tendance à arrêter, à contenir toute décision. Nous ferons observer que les caractères expansifs sont naturellement gais, et les caractères concentrés, tristes. Le courage, en effet, par la confiance qu'il inspire, dispose à la joie; la prudence, au contraire, surtout quand elle est exagérée, retient les mouvements de l'âme et dispose à la tristesse. On peut dire inversement que la gaieté pousse à l'expansion, et la tristessé à la prudence.
Source : Gallica

Georges Audiffrent Des mouvements irrésistibles (1879)

La paralysie générale, autrement dite le délire des grandeurs, des aliénistes, est encore une maladie de l'activité, ayant aussi pour point de départ une extrême exaltation du premier organe pratique.
La paralysie générale n'est pas précisément la maladie des personnes qui ont abusé de la vie, qui ont compromis par leurs écarts ou leurs passions leur unité cérébrale; c'est, disons-le, la maladie des hommes d'une grande activité. Pour cent hommes malades, on trouve à peine cinq femmes, disent certains praticiens.
Source : Gallica

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