Charles Burlureaux

Résumé

Charles Burlureaux Traité pratique de psychothérapie (1914)

Que l'on imagine par exemple, au lieu de notre diabétique, un malade atteint d'une affection du coeur, qui, si nous lui en révélons la présence, peut amener pour lui les accidents les plus terribles, et qui, d'autre part, ne saurait manquer de s'aggraver si le malade ne se soumet pas de la façon la plus stricte à un régime et à un traitement appropriés. Le médecin, en présence de ce malade, n'aura-t-il pas l'impression cruelle de se trouver dans une impasse, avec l'affreuse perspective de compromettre l'avenir de son client aussi bien par son silence que par un franc aveu de la réalité ?
Source : Gallica

Charles Burlureaux Traité pratique de psychothérapie (1914)

En fait, aussitôt qu'un malade se remet entre les mains d'un médecin, celui-ci a toujours le devoir d'explorer, de la tête aux pieds, l'ensemble complet de son être physique. Mais, de plus, cette extension et cette généralisation de l'examen corporel nous offrent un avantage incontestable pour faire pénétrer jusqu'au plus profond de l'âme des malades les discours rassurants dont nous devons les oombler. Sans elles, les malades risqueraient de se figurer que la lésion, non découverte par nous dans tel de leurs organes, a son siège véritable dans tel autre, que nous avons négligé d'examiner.
Source : Gallica

Charles Burlureaux Traité pratique de psychothérapie (1914)

Dira-t-on que, trop souvent, cette élimination est malheureusement impossible ? Hélas ! il est bien vrai que toute la bonne volonté du médecin, aidée de toute l'ardeur de sa compassion, restera toujours impuissante à ressusciter une femme dont la mort prématurée pèse d'un poids terrible sur le coeur de son mari ; impuissante à faire rentrer l'amour et la paix dans un ménage mal assorti ; impuissante même à éliminer l'obstacle que constitue, à la guérison d'un malade, la cruelle servitude du manque d'argent.
Source : Gallica

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