Henri Gouraud

Résumé

Henri Gouraud,  Éloge de M. Récamier (1853)

“ Quelle que soit sa souffrance, l'homme est toujours un être moral. La première qualité du médecin est donc de relever le coeur de ses malades et de ceux qui les entourent, par la foi qu'il a lui-même dans son art, et par la confiance, c'est-à-dire par l'espérance qu'il inspire. Or, qui de nos jours a possédé, à un plus haut degré que M. Récamier, cette foi et cette espérance dans son art, et cette bonté sympathique qui ranime les forces de la vie, et qui laisse à la nature toute sa force de réparation dans les maladies? ”
Source : Gallica

Henri Gouraud,  Éloge de M. Récamier (1853)

“ Bichat, en effet, malgré tant de services rendus, malgré un talent et une imagination poussés jusqu'au génie, avait jeté la médecine dans une fausse voie en prenant pour devise de ses travaux: « Qu'est-ce qu'une maladie, si on en ignore le siége? » Souvent le mal est partout; souvent il est aujourd'hui sur un point et demain sur un autre, sans cesser d'être le même mal ; souvent il est impossible à déterminer dans son siége, sans que les indications thérapeutiques soient moins claires. C'est le sentiment de cette vérité médicale qu'eut toujours M. Récamier ”
Source : Gallica

Henri Gouraud,  Éloge de M. Récamier (1853)

“ Dans les cas difficiles, où la sagacité du grand praticien triomphait avec le plus d'éclat, c'était là le point qui absorbait toute son attention. La vie de l'organisme ou d'un organe est-elle menacée dans ses phénomènes intimes, ou bien n'est-ce qu'une modification plus ou moins grande, une perversion plus ou moins profonde des fonctions spéciales de l'organisme ou de cet organe ? Et si, par l'effet du consensus organique, il y a eu réaction d'un ordre de fonctions sur l'autre, quelles sont celles sur lesquelles il faut agir d'abord, ou sur lesquelles on aura le plus de prise? ”
Source : Gallica

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