Aristide Padioleau

Résumé

Aristide Padioleau,  Notice sur Récamier (1853)

“ Aussi Récamier a-t-il laissé une mémoire glorieuse, et qui sera toujours respectée, alors même que l'on n'aura plus le souvenir de l'impression extraordinaire que produisait sur ses malades, sur ses élèves et même dans la société, cet homme à la taille élevée, à la physionomie vive et spirituelle, au regard pénétrant, à l'esprit incisif et profond qui, sous des formes originales, et avec des apparences froides, avait cette rare bonté du coeur, cette grandeur d'âme, cette élévation de sentiments qui se montrent à la fois dans sa vie et dans ses écrits. ”
Source : Gallica

Aristide Padioleau,  Notice sur Récamier (1853)

“ Tous ces phénomènes, en effet, sont coordonnés d'après des lois que l'homme n'a pas réglées, et ces lois sont tellement fixes qu'elles supposent une intelligence, une puissance et une sagesse étrangères à celles de l'homme, qui ne connaît pas même la nature des éléments qui le composent. D'après Récamier, l'homme physiologique est un animal humain associé à une puissance spirituelle qui s'en sert comme l'oeil se sert d'une lunette et l'oreille d'un cornet acoustique. L'homme physiologique a tous les instincts de l'animalité, il voit malgré lui, il entend malgré lui, il a faim malgré lui ”
Source : Gallica

Aristide Padioleau,  Notice sur Récamier (1853)

“ C'est l'école vitaliste.
L'autre, au contraire, qui, négligeant les conditions vitales, prétend découvrir dans les organes, dans leur contexture, dans les molécules dont ils se composent, et dans les altérations matérielles, la raison, le pourquoi de la vie, et tous les phénomènes physiologiques et pathologiques par lesquels elle se manifeste. C'est l'école anatomique ou matérialiste. Aussi, voyez quels cris d'indignation s'élevaient contre ceux qui, à l'exemple de Récamier, se refusaient à regarder l'irritation comme un talisman doctoral à l'aide duquel on expliquait tout.
”
Source : Gallica

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