Résumé

La médecine de notre temps : notions générales et populaires sur les sciences médicales… (1874)

Si, pendant des siècles, elle n'a pas existé comme science distincte, c'est que la philosophie l'avait accaparée. Elle se trouvait réduite à quelques vues vagues, à quelques systèmes dont l'imagination faisait surtout les frais, puisque l'observation et l'expérimentation n'étaient pas même soupçonnées comme méthodes scientifiques. Les spéculations métaphysiques, aussi bien d'ailleurs que l'enfance de l'anatomie et des sciences physiques, ajournaient donc fatalement le développement de la physiologie.
Source : Gallica

La médecine de notre temps : notions générales et populaires sur les sciences médicales… (1874)

Au reste, il n'est pas de sol plus favorable que le nôtre à la culture d'une science et d'un art qui exigent à la fois beaucoup de sagacité, de discernement et de saine raison, et qui répugnent d'autant plus aux fantaisies doctrinales et à l'esprit de système, que les erreurs se traduisent dans la pratique par les plus fâcheux mécomptes et les plus terribles conséquences. Aussi la médecine française est-elle sans contredit l'une des plus simples, des plus éclairées et des plus rationnelles.
Source : Gallica

La médecine de notre temps : notions générales et populaires sur les sciences médicales… (1874)

C'est grâce au microscope, par exemple, que l'anatomie est parvenue à étudier la composition élémentaire des tissus, tout un ordre de connaissances nouvelles ; et c'est grâce à la chimie que la physiologie a pu expliquer les grands phénomènes vitaux de la nutrition (digestion) et de la respiration (combustions organiques, etc.) . La médecine elle-même, la pathologie appliquée doit beaucoup à ces mêmes sciences, et, sans leur secours, elle poursuivrait encore la solution de certains problèmes très importants comme étude et comme pratique.
Source : Gallica

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