Henri Montanier

Résumé

Henri Montanier Le vitalisme et l'organicisme… (1865)

La science médicale moderne, l'organicisme, l'expérimentation sont embarqués sur ce navire ; souhaitons-leur un vent propice et une heureuse traversée. Ce qui vous désespère, cher maître, c'est ce qui désespère tous les bons esprits; c'est cette lutte perpétuelle entre la raison et le sentiment, entre ce qui est réellement et ce que l'on souhaite, entre l'expérience et le faux raisonnement; lutte impie dans les sciences autant que ridicule et stérile. C'est toujours le vieux monde luttant contre le monde nouveau, et, si je puis le dire ici, la foi aux prises avec la raison.
Source : Gallica

Henri Montanier Le vitalisme et l'organicisme… (1865)

L'astronomie, qui est bien une science, n'a-t-elle rien à apprendre? La physique marchet-elle de certitude en certitude? La chimie n'invente-t-elle pas, ne se perfectionne-t-elle pas tous les jours, modifiant, avec ses progrès, des théories qui paraissaient certaines? La médecine fait et fera comme toutes les sciences, elle cherchera, elle trouvera, et, sans arriver peut-être jamais à une certitude absolue, elle approchera de plus en plus de son but.
Source : Gallica

Henri Montanier Le vitalisme et l'organicisme… (1865)

L'observation, le phénomène visible, qu'est-ce que cela fait aux vitalistes; et c'est justement le reproche qu'ils adressent aux organiciens, de s'arrêter au phénomène visible; il est bien plus utile et instructif de discuter et de philosopher sur ce que l'homme n'a jamais pu saisir et ne comprendra sans doute jamais. Et, en somme, n'est-ce pas là toute la raison d'être du vitalisme? Passer à côté de ce qu'on voit sans en tirer aucun profit, et chercher au delà de ce qu'on ne peut ni voir ni comprendre.
Source : Gallica

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