Lucien Barbillion

Résumé

Lucien Barbillion Histoire de la médecine (1886)

Mais si la médecine réclame l'aide et le secours des autres sciences, ce n'est que dans une mesure limitée. Son autonomie s'arrange mal d'une ingérence maladroite, et autant un concours discret peut lui être utile, autant il est nuisible à ses intérêts de trouver, au lieu d'alliés, des protecteurs encombrants et tyranniques.
Ce fut là toujours le vice de ces systèmes étroits qui ne tendent à rien moins qu'à faire de la médecine un chapitre de chimie, de mécanique, d'hydraulique", voire même de mathématique. Ce fut
l'erreur de la chimiatrie, c'est aussi celle de l'iatro-mécanisme.
Source : Gallica

Lucien Barbillion Histoire de la médecine (1886)

Esprit essentiellement synthétique et généralisateur, et cependant susceptible des plus fines analyses, Bichat conçut le projet gigantesque de réunir en un seul tous ces systèmes différents, et d'en élever un qui fût basé sur l'anatomie normale et pathologique, sur la physiologie dans l'état de santé et dans celui de maladie, sur l'action des médicaments, et sur l'observation des symptômes morbides. Jusqu'ici on avait considéré surtout l'organe comme jouissant d'une sorte d'autonomie propre ; mais l'organe est lui-même un tout complexe, dans la composition duquel entrent divers tissus.
Source : Gallica

Lucien Barbillion Histoire de la médecine (1886)

On est aussi loin d'admettre que la collection hippocratique soit l'œuvre presque exclusive d'Hippocrate, que de voir en elle l'exposé d'une doctrine, une sorte d'ensemble dogmatique, de système uniforme où, dans les œuvres du maître comme dans celles des élèves, règne un même esprit. La critique moderne tout en conservant à Hippocrate une place des plus belles, tout en continuant de le considérer comme le premier médecin de l'antiquité, apporte plus de modération dans l'appréciation de son rôle.
Source : Gallica

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