Louis Figuier,
Vies des savants illustres depuis l'antiquité jusqu'au dix-neuvième siècle…
(1866-1870)
“ Boerhaave laissa, en mourant, deux millions de florins à sa fille. On est parti de là pour l'accuser d'avarice ; mais il est facile de réfuter cette imputation. La source de ses richesses s'explique naturellement par son immense clientèle. Il est tout simple que cette nation hollandaise, éminemment laborieuse et chez qui l'aisance était si généralement répandue, rétribuât largement ses services. D'ailleurs Boerhaave donnait des consultations à tout ce que l'Europe renfermait de plus considérable par le rang et l'opulence, même aux rois et aux empereurs. ”
