Résumé

Pierre Sue Éloges lus dans les séances publiques de l'Académie royale de chirurgie… (1859)

Je serais fâchée de vous laisser ignorer l'amertume cruelle que j'ai ressentie à la nouvelle de ce qui s'est passé à la séance publique de l'Académie de chirurgie, concernant la mémoire de mon mari. Vous n'avez pas craint d'aller fouiller dans sa tombe, pour arroser ses cendres d'un fiel d'autant plus amer qu'il a séjourné longtemps dans votre cœur. Que n'ai-je hérité du génie et de l'esprit qui l'anima, je me ferais un triomphe et une gloire de venger la mémoire d'un époux que vous n'avez jamais attaqué impunément lorsqu'il pouvait se défendre!
Source : Gallica

Pierre Sue Éloges lus dans les séances publiques de l'Académie royale de chirurgie… (1859)

L'opinion la plus générale des contemporains n'est pas une règle assez sûre pour juger du mérite; la plupart des hommes, occupés à se faire valoir, ne sont guère attentifs qu'à la réputation de leurs émules que pour en retarder les progrès, et trouvent qu'il est plus aisé de suivre sur le compte des autres l'impulsion du vulgaire, que de secouer le joug de la prévention, en entrant dans les détails d'un examen réfléchi. Ceux qui ont été recommandables par des talents décidés, dont la vie active et laborieuse a été consacrée à l'utilité publique
Source : Gallica

Pierre Sue Éloges lus dans les séances publiques de l'Académie royale de chirurgie… (1859)

M. Pibrac ne nous a pas laissé ignorer le motif qui l'a porté à embrasser la chirurgie. Témoin et surpris des marques de considération données par des dames aimables à un homme dont l'âge, la physionomie et l'extérieur étaient fort négligés, il apprit que des prévenances si affectueuses étaient le fruit de la plus juste reconnaissance pour des services importants dus à l'excellence de l'art qu'exerçait avec réputation l'homme qui imposait si peu par les apparences. Ce contraste frappa vivement le jeune Pibrac. L'amour de la gloire s'empara de lui.
Source : Gallica

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