Résumé

Jean Bouillet Précis d'histoire de la médecine (1883)

Tout corps se compose, pour le physiologiste anglais, de cinq éléments : l'esprit, le soufre et le sel, l'eau et la terre.
L'esprit est une substance volatile, éthérée, émanant du souffle, divin et à la fois source de la vie, du sentiment et du mouvement.
Le soufre est un principe d'une consistance un peu supérieure à celle de l'esprit ; c'est après l'esprit l'élément le plus actif et celui aussi qui s'évapore avec le plus de facilité. Les corps empruntent au soufre leur chaleur, leur consistance et leur texture, aussi bien que leur beauté et la diversité de leurs couleurs.
Source : Gallica

Jean Bouillet Précis d'histoire de la médecine (1883)

Mais, si la marche de la science nous paraît lente et pénible, la tâche qui s'impose aux travailleurs n'en est que plus ardue. Reconquérir tous les trésors du passé, établir une saine et judicieuse démarcation entre les œuvres des anciens médecins véritablement dignes de leur appartenir et les ridicules théories n'ayant d'autre fondement que l'arbitraire ; créer deux sciences capitales : l'anatomie et la physiologie ; régler enfin les rapports indispensables de la médecine avec elles : tel fut à peu près, suivant le professeur Boyer, le programme de la Renaissance.
Source : Gallica

Jean Bouillet Précis d'histoire de la médecine (1883)

Comment le médecin ne serait-il pas philosophe ? disait-il, Il voit à chaque instant se dérouler devant lui les grands mystères qui portent son esprit à la recherche des causes, la génération des êtres, la vie, l'organisation, le sommeil, la maladie, et enfin la mort, ce redoutable problème de la destinée humaine. Sans l'esprit d'observation, sans philosophie, les œuvres du médecin ne seraient que des matériaux sans vie et sans coordination ; les grandes vues, l'esprit de synthèse et de généralisation ne se trouvent que chez le savant vraiment philosophe.
Source : Gallica

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