Malgaigne

Définition et enjeux

Portrait de Jules Barbey d’Aurevilly Jules Barbey d’Aurevilly,  Un prêtre marié

“ Elle le tenait entre la Malgaigne, appuyée et comme clouée à son arbre, et les deux beaux enfants, assis au revers du fossé. La haine a ses éclairs. Il ne pourrait lui échapper. Elle était sortie du buisson qui la cachait, se tortillant comme une vipère prise dans un nœud et qui ne peut se redresser, et elle envoya à Sombreval son regard oblique. Elle avait entendu l’apostrophe de la Malgaigne, et elle répéta, en le corrompant dans son patois sauvage, ce mot d’infanticide, auquel la Malgaigne attachait un sens qu’une autre qu’elle ne comprenait pas. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jules Barbey d’Aurevilly Jules Barbey d’Aurevilly,  Un prêtre marié

“ Ils ne se cherchaient ni l’un ni l’autre, mais ils se rencontrèrent dans un de ces nombreux chemins qui mènent du Quesnay à Néhou. Elle était appuyée contre un arbre, debout, arrêtée pour respirer, les mains jointes sur son haut bâton, et sa cape tellement rabattue qu’on ne découvrait que le bas de son visage, et qu’elle ne pouvait voir, elle, que le bout de ses sabots et la place où, en marchant, elle mettait les pieds. La Malgaigne ressemblait ainsi à une de ces figures voilées, mystérieuses et sinistres, comme on en trouve de sculptées dans le chêne des portails gothiques. ”
Source : Wikisource

Édouard Pilastre,  Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées… (1905)

“ Vers 1860, le Dr Rouillon a tracé de Malgaigne dans le Panthéon Parisien le portrait suivant qui est un des plus fidèles : « De taille moyenne il a la démarche vive, l'air songeur, sobre de paroles et malgracieux pour les diseurs de rien ; il est accessible et bienveillant pour tous les travailleurs et il
couvre d'une protection toute spéciale les faibles et les persécutés. »
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature