“ Malgré leur renom fâcheux quant à l’esprit, les Champenois peuvent se glorifier d’un grand nombre d’hommes illustres. Une bonne partie de ces fabliaux caustiques, de ces contes salés où le seigneur, voire même le curé, étaient joyeusement pris à partie, sont nés dans la Champagne. Aussi suis-je tout disposé à accepter l’explication donnée à Napoléon du proverbe fameux : « Quatre-vingt-dix-neuf moutons et un Champenois font cent bêtes. » ”
Champenois
Définition et enjeux
Les Champenois désignent les habitants de la région historique de Champagne, aujourd'hui intégrée à la Champagne-Ardenne. Selon les données démographiques de 2013, près de 1,3 million de personnes y résidaient, avec 63 % déclarant un lien régional. Les auteurs comme M. V.
Duruy soulignent leur réputation ambivalente, entre esprit vif et personnalités remarquables, tandis que Louis Ulbach met en avant leur fidélité et leur persévérance. Honoré de Balzac, lui, évoque leur volonté de faire valoir leur terre par des réalisations culturelles. Ces visions révèlent une identité complexe, marquée par la terre champenoise et ses héritages historiques.
Citations sur “Champenois”
Louis Ulbach,
Les Secrets du diable, par Louis Ulbach
(1858)
“ Les Champenois sont fidèles et leur placidité fait la constance de leurs opinions. Soyez Champenois, vous méritez bien de l'être ! — J'ai vu des monuments, répondis-je avec un sourire; vous m'avez expliqué les légendes; mais les hommes, les vivants me paraissent, en dépit de vos illusions, prendre à tâche d'oublier leurs traditions et de démolir leurs monuments. — Ah ! vous voilà retombé dans vos défiances, répliqua avec un peu d'aigreur mon aimable compagnon, vous pensez encore à la Béotie. Mais songez donc que la Béotie eut Pindare, et que la Champagne eut La Fontaine. ”
Paul Lutel, La légende de Champagne (1891)
“ Ils tinrent en échec ces vils troupeaux d'esclaves Pareils aux Huns conduits par le Fléau de Dieu. Paysans Champenois ! si la France immortelle, Pour cesser le combat hissa le drapeau blanc, Si l'aigle impériale a replié ses ailes, Non pour se reposer, mais par horreur du sang, Champenois ! Champenois ! le livre de la gloire Est grand ouvert pour vous à la page des preux ; Car vous avez chez vous, retenu la victoire, Défendu pied à pied la terre des aïeux ”
Honoré de Balzac,
Le Député d’Arcis
(1847)
“ Serait-il bien merveilleux qu’en vue de contredire leur réputation un peu béotienne, les Champenois eussent à cœur de nommer un homme distingué dans les arts, dont ils ont sous les yeux un chef-d’œuvre, qui vient volontairement se faire leur compatriote en achetant chez eux un domaine resté depuis près de dix ans sans acquéreur, et qui, d’une main généreuse et prodigue, est prêt de restituer à cette demeure, l’une des gloires du pays, son aspect de grandeur passée ? ”
Amédée Sarradin, Etude sur Eustache Des Champs. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris… (1878)
“ Des Champs était Champenois, non pourtant de cette Champagne au sol plat, aride, crayeux, qui nous a donné La Fontaine. Vertus, sa ville natale, est assise, il est vrai, dans une plaine; mais la campagne en est riante ; une petite rivière, la Berle, y coule non loin des murs de la ville. Des collines s'élèvent à quelque distance; du temps de notre poète, elles donnaient un vin dont la réputation s'étendait fort au-dela de la Champagne et de la Brie ”
Arsène Houssaye,
La Robe de la mariée
(1879)
“ Les Champenois s'amusent peut-être beaucoup entre eux, mais en général ils laissent quelque chose à désirer aux Champenoises. Je ne parle pas des riches, mais des pauvres ; pour eux la bouteille passe avant la femme, ils la trouvent mieux coiffée, plus arrondie, chantant mieux la chanson de la gaieté. Or, la Champenoise est froide devant la bouteille ; elle aime mieux un air de violon ou une oeillade idolâtre, aussi ne perd-elle pas l'occasion si elle est jolie de venir à Paris jeter son bonnet par-dessus le dernier moulin de Montmartre. ”
“ Le Champenois ne s’en inquiète guère ; il trouve que ce sol si maigre fait bien pousser sa vigne et il ne tient pas à en savoir davantage. Sur son calcaire crayeux, il récolte un vin léger qui doit plus au vigneron qu’au soleil : le plus vif, le plus pétillant et, pour tout dire, le plus spirituel des vins, ou, à tout le moins, le plus salutaire et le meilleur, s’il faut s’en tenir aux termes d’une grave délibération de la Faculté de Paris. ”
Étienne Georges, Coup d'oeil sur les progrès de la langue français en Champagne… (1863)
“ L'illustre Champenois, né en 1613 à Montmirail, fut un conspirateur par souvenir, par imitation ; dans toute sa conduite, il sembla prendre à tâche de copier Catilina et Rienzi, deux tribuns fameux ; il n'y a que le style si naturel et si brillant, si piquant et si inattendu, si vif et si pittoresque de ses Mémoires, qui soit vraiment à lui. Sa narration qui fait revivre avec un talent original et un style vigoureux les évènements et les personnages de la Fronde, n'est qu'une suite de confidences adressées à l'amitié ”
Claude-Jules Briffaut, Histoire de la seigneurie et de la ville de Champlitte… (1869)
“ Quand la ville fut prise, la trompette retentit, et les hérauts d'armes proclamèrent que ceux qui voudraient reconnaître le Champenois obtiendraient des honneurs et des bienfaits ; que ceux, au contraire, qui résisteraient seraient traités comme des vaincus. Alors les Grecs accoururent en toute hâte pour profiler de ces promesses et éviter l'effet de ces menaces. Ils jurèrent fidélité à Guillaume, qui leur fit le plus gracieux accueil. Sur ces entrefaites, Geoffroy de Villehardouin, neveu de l'historien de ce nom, vint s'associer aux succès du sire de Champlitte. ”
Alfred Driou, Le fléau de la guerre : épisode de l'invasion de 1814 (1874)
“ Loin d'être une épigramme, la légende est donc toute à l'honneur des Champenois. Mais vois un peu jusqu'où l'aveuglement conduit certains hommes ! ajouta mon digne oncle d'un air d'irritation qui me fit aux lèvres les plis d'un sourire. Une foule de gens cherchent bien loin les impressions, les émotions, les curiosités, les antiquités : il leur faut Bade, Heidelberg, des ruines, du pittoresque, et ceci, et cela. Eh bien ! qu'à un touriste frappant de la main sur sa ceinture pleine d'or et tenant à la main son bâton de voyage, on propose de parcourir la Champagne. il vous rira au nez ! ”
P. Bérault, L'empereur Alexandre à Bar-sur-Aube en 1814 (1816)
“ C'est la peur des étrangers, qui seule avait opéré ce changement. Mais qu'en ne s'y trompe pas; les Champenois étaient et .n'ont pas cessé d'être dévoués aux Bourbons, et par devoir et par amour j aussi dévoués, que les plus parfaits royalistes du Midi. Si, à la vérité, ceux-ci ont plus d'expression, ils ne peuvent pas aimer davantage. Essentiellement lions, paisibles et fidèles, les Champenois chérissent Louis XVIII, et le mot vive le Roi, quand même ( suivant l'acception de la sagesse) , est tout-à-fait clans leur cœur comme dans leur style. ”
Stanislas Prioux, Bataille de Bouvines : la France et l'Angleterre au moyen âge (1855)
“ A l'aile droite, et à une grande distance du roi, le corps des Champenois menace les gens de Flandre. Avec eux sont le duc de Bourgogne, le comte de St-Pol, Jean de Beaumont, et ceux qu-avait envoyés l'abbé de Sa.int-/Ue'dard (de SOIssons) , BOURGEOIS ILLUSTRES par une grande valeur et qui étaient au nombre de trois cents. Chacun d'eux, monté sur un cheval, était transporté de joie en allant à la guerre, et brandissait avec ardeur son glaive et sa lance ; ils étaient tous venus de la vallée de Soissons , où s'élèvent des hommes pleins de vigueur. ”
Jean-François-Nicolas Loumyer, Moeurs, usages et costumes de tous les peuples du monde… (1843-1844)
“ Le Champenois, dans l'Ardenne, est un homme rude, un marcheur opiniâtre, patriote, froid, honnête. On fabrique des armes dans son pays, on y élève des chevaux pour la cavalerie légère, et le service de la garde nationale y est pris au sérieux. ”
Théophile Lavallée, Géographie illustrée de la France et de ses colonies (18..)
“ L'accroissement de cette population a été de 86 558 âmes depuis le commencement du siècle, et elle s'est accrue de 5311 habitants depuis le dernier recensement. Elle comprend 176500 agriculteurs, 148 500 industriels ou commerçants, 13 000 habitants exerçant des professions libérales, et 31000 sans profession. La simplicité, la bonhomie et la bravoure sont les qualités indiscutables du Champenois, la bravoure surtout, qu'il a mise si vaillamment au service de la cause nationale pendant la campagne de France. ”
Jean de La Fontaine,
Contes et nouvelles de La Fontaine
(1867)
“ SIRE Guillaume, allant en marchandise, Laissa sa femme enceinte de six mois, Simple, jeunette, et d'assez bonne guise, Nommée Alix, du païs Champenois. ”
L'Histoire de France racontée par les Contemporains…
“ Lequel régent leur respondit que il tenoit et créoit fermement que ledit mareschal de Champaigne et ledit messire Robert de Clermont l'avoient servi et conseillié bien et loyaument, et n'avoit oncques sceu le contraire. Et lors ledit conte de Brene dist audit régent: «Monseigneur, nous Champenois qui cy sommes 375 vous mercions de ce que vous nous avez dit; et nous attendons que vous fassiez bonne justice de ceux qui nostre ami ont mis à mort sans cause.» Et ce fait et dit, ledit régent ala disner et tous les Champenois qui vouldrent aler avec luy, car ils en avoient esté tous semons. ”
Amédée Sarradin, Etude sur Eustache Des Champs. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris… (1878)
“ Princes veuilliez aux fourriers commander Qui (qu'ils) me logent ou (au; palais principal, C'est en pouppe ; car, pour moi condempner, Dès or me faut boire à un vermical. (Man., 210, col. 2) . Les vers qui suivent, sur l'aspect des côtes d'Angleterre, pourraient sembler contenir une impression personnelle : goût pour la mine rébarbative des hôteliers de Bohême n'est pas homme à chercher les dangers inutiles. Un Champenois a l'esprit plus positif et le caractère plus rassis. ”
Émile Chantriot, La Champagne : étude de géographie régionale… (1906)
“ Nous voudrions, dans ce dernier chapitre, rassembler les traits qui caractérisent l'individualité physique et morale de la Champagne, noter quelles transformations diverses le travail de l'homme et les exigences de la vie moderne ont imprimées à la physionomie de la contrée, et examiner, en terminant, dans quelles conditions la région champenoise pourrait servir de base à un remaniement des cadres administratifs actuels. ”
Claude-Jules Briffaut, Histoire de la seigneurie et de la ville de Champlitte… (1869)
“ Ainsi la charité chrétienne pourvoyait abondamment aux besoins des malheureux dans ce moyen-âge que l'on a tant calomnié. 1. In loco qui dicitur maison Cheseaux juxtà campum leprosorum. (Arch. de la Haute Saône, abb. d'Aumonières, H 16 et 17.) CHAPITRE II Maison de Champagne 1125-1228) 1. Eudes 1er, le Champenois. — 2. Ses libéralités envers les églises. — 3. Il est légat impérial. — 4. Eudes II et Guillaume de Champlitte guerroient contre le duc de Bourgogne. — 5. ”
Amans-Alexis Monteil,
Histoire agricole de la France…
(18..)
“ Quoique le villageois champenois, (1) La Champagne avait joui, sous les comtes et au temps des grandes foires dites de Champagne, d'une grande prospérité mais la guerre de Cent Ans la dépeupla presque entièrement. Placée sur la route des invasions, elle a subi des pertes consi- 274 DIX-HUITIEME SIECLE le villageois lorrain surtout, soit renommé par son industrie : car il est saunier, il est verrier, il est fondeur, il est faiseur d'instruments de musique, surtout de violons, qu'il va vendre en pinçant les cordes dans -les villes et dans les villages ”
Léon Zéliqzon, Dictionnaire des patois romans de la Moselle
“ Di honé ~, du linge qui commence à moisir pour avoir été mis dans l’armoire étant encore tout humide. Voir Camoussi. Champ [s̆ã gén.] , s. m. — Champ. ’L è ~ po fāre jḗbe, il a ch. pour faire gerbe (il a de quoi payer ses dettes) . Champé [s̆ãpēi M] , n. pr. — Champel, ferme située près de Mécleuves, arr. de Metz. Champeneūs [s̆ãpnœ̄ M, I, P] , n. pr. — Champenois, ferme située près d’Amanvillers, arr. de Metz. Champion [s̆ãpyõ M] , s. m. — Le haut d’un chandelier. Champoyeu (so) [s̆ãpǫyœ̨.. M, I, P, N, s̆apuyi S] , v. pron. — Se battre, se quereller. Voir Hhèpoyeu. ”
Émile Chantriot, La Champagne : étude de géographie régionale… (1906)
“ Maintenant que nous avons esquissé la physionomie générale de la région champenoise et déterminé sa personnalité géographique en signalant les traits originaux de sa configuration, les rapports généraux de ressemblances, d affinités et de contrastes avec les pays voisins, il nous est possible de pénétrer dans l'intimité de la contrée : une étude raisonnée de la topographie champenoise nous permettra de faire ressortir les oppositions et les nuances qui s'atténuent sous l 'empreinte d 'une nature au fond assez monotone, et d'entrer dans le détail des diverses manifestations de la vie locale. ”
Charles-Raoul de Montesson, Vocabulaire du Haut-Maine (Nouvelle édition augmentée… (1859)
“ Champaier, v. a. Conduire les bestiaux eu champ. (Du CANGE. Champeare.) Champaigne, s. f. Pays fertile, très-peu boisé, en culture et en champs depuis des temps reculés, plaine ou plateau. Champaigner, ère, s. m. et f. Qui habite un pays de Champagne. Champéié, e, champeieux, se, adj. Se dit d'un pays de Champagne, où il y a beaucoup de champs et peu de bois ou de haies. Champi, e, adj. Enfant trouvé. Nous désignons ici le résultat par un mot qui convenait autant à ceux qui en étaient la cause. Du Cange (Campeuses ) cite champil pour bâtard, et champisse pour fille débauchée. ”
Jacques Cambry,
Description du département de l’Oise
“ À peu de distance de Chaumont il existe une terre que je me plus à parcourir ; elle s’étend dans la plaine, couverte de pommiers alignés avec soin, elle s’élève sur les montagnes plantées d’arbres de haute – futaie : les eaux en seroient admirables s’il eût été possible de les soigner, de les diriger pendant les jours de la révolution. On ne pourroit imaginer plus de variété que celle qui règne dans les vallons et dans les bois de cette retraite champêtre : j’y vis un chêne énorme entouré de hauts peupliers ”
C. Benetti, Discours prononcé dans la cathédrale de Tunis à l'occasion de l'anniversaire de la bataille de Champigny… (1908)
“ Le spectacle que j'ai sous les yeux est une preuve des grands attraits que l'amour de la Patrie exerce sur les àmes françaises. Les morts que nous honorons ne sont pas d'hier et leur souvenir est aussi vivant que s'ils venaient de disparaître; c'étaient des inconnus et notre pensée va à eux comme à des frères ; Champigny, autrefois lieu géographique ignoré, nous attire maintenant comme un lieu de pélerinage célèbre. Ces zouaves, morts au service de la France, nous sont chers et malheur à celui qui, par un oubli coupable, leur témoignerait de l'indifférence; il encourrait tout notre mépris. ”
Ernest Myrand,
Une fête de Noël sous Jacques Cartier
“ Dites-moi quel prophète eût mieux trouvé les allégoriques légendes de ces trois vaisseaux? Pierre! l'apôtre de la Foi. Quel homme plus que Champlain avait eu cette foi absolue d'une absolue Providence, lui qui estimait le salut d'une âme préférable à la conquête d'un empire? Jean! l'apôtre de l'amour. Quel homme plus que Samuel Champlain avait aimé le Canada Français, cette colonie née de lui, de son coeur et de son âme, plus étroitement encore que sa famille, les enfants de son propre sang, lui que l'Histoire appellera jusqu'à la fin des Temps: Père de la Nouvelle France? ”
Laure Conan,
À l’œuvre et à l’épreuve
“ Mais, madame, dans ces grands jardins que Dieu cultive, il y a tant à admirer qu’on ne songe pas au danger. — Qu’en dit madame de Champlain ? demanda madame Garnier, riant. — Je n’ai guère fréquenté les forêts, répondit la jeune femme... Parfois, quand le temps était beau et que M. de Champlain pouvait m’accompagner, j’allais, par la forêt, à la messe chez les Récollets, à une demi-lieue du fort... Mais, si je ne me suis pas enfoncée dans les bois, je les ai beaucoup regardés... et d’assez près, pour vous assurer que le moindre vent tire bien des chants et des parfums d’une mer de feuillage. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ Quelle différence avec Champlain et La Vérendrye ! Champlain rencontre une contrée dont il peut faire un royaume, il dresse ses plans et se trouve assez fort pour les conduire à bonne fin. Son génie embrasse toute la question. Le sol, le climat, les Sauvages, la traite, l’ensemble de l’administration, rien n’échappe à sa prévoyance. Il calcule si juste, travaille si parfaitement, que tout vient à point réaliser ses espérances. Déçu à plusieurs reprises, il reprend courage et oblige en quelque sorte les événements à lui obéir. Il rend son âme à Dieu après avoir imposé sa volonté aux hommes. ”
Laure Conan,
À l’œuvre et à l’épreuve
“ Écoutez, dit Champlain, souriant, au fort Saint-Louis, on est parfois à la veille de manquer des premières nécessités de la vie... Pour une femme délicate, les champignons, les racines sauvages sont une pauvre nourriture, n’est-ce pas ? ”
Gabriel Hanotaux,
Revue des Deux Mondes
“ Le Saint-Laurent et le Mississipi sont les plus belles artères du continent septentrional. Québec, Montréal, Ottawa, Saint-Louis, Saint-Paul, la Nouvelle-Orléans sont des lieux prédestinés. Un auteur trouve même, dans cette divination des points historiques, un des traits déterminans de l’aptitude colonisatrice des Français. Champlain est, à ce point de vue, un type national bien caractérisé. Il a ce qui s’appelle chez nous le coup d’œil, c’est-à-dire le jugement, l’autorité et la vue de l’avenir : ces qualités ne vont pas sans un haut désintéressement. ”
