Paul Lutel, La légende de Champagne (1891)
“ Il revoit les débris du vase fracassé. L'insolente francisque objet de sa colère. Il s'en saisit, l'arrache et la lançant à terre, Suit des yeux le soldat qui pour la ressaisir S'est courbé. — Trahison ! le roi sans l'avertir, Qu'après un an d'attente il lui faut sa vengeance, Qu'il va punir de mort son ancienne arrogance, Et sans révéler rien du redoutable arrêt, Clovis, le roi bourreau, fléchissant le jarret, Fait jaillir de son cœur la haine qui s'y cache, Et, soulevant dans l'air sa formidable hache, L'abat en partageant son homme en deux tronçons. ”
