Charles-François Guibal, Ruth , poëme en trois chants, par C.-F. Guibal… (1818)
“ Ouii croyez-moi, jamais son indigence, Un seul instant, n'a causé sa souffrance. » Booz, d'un ton plein de sévérité , Lui dit : « Voyez, voyez de ce côté, Eh bien! c'est là, sous le funèbre ombrage De ces palmiers qui mêlent leur feuillage, Que mon épouse est placée au tombeau. Si , d'un hymen paisible et sans nuage , Avant le tems, s'éteignit le flambeau , De Noëmi le crime en fut la cause : A son pardon, ce froid tombeau s'oppose, Et je ne puis pardonner une erreur Qui fit mourir sa mère de douleur. » Après ces mots , le vieillard se retire. La triste Ruth se tait, pleure et soupire. ”
