Résumé

Charles Delorme Blondette, drame rustique, mêlé de chant… (1851)

PIERRE. A cause?
LE PÈRE. A cause qu'on aime Dieu par-dessus, tout sans le connaître, et que les parents c'est comme Dieu, même sans les connaître faut les aimer par-dessus tout, n'aimer que pour les bienfaits reçus ce n'est aimer que pour soi-même.
PIERRE. J' sommes donc déjà coupable de c'te faute, père Casteras, car j' vous aime mieux tous deux pour la vie que vous m'avez conservée que mes parents pour me l'avoir donnée.
LA MÈRE. Si c'est une faute, ma foi tant pis , j' n'ons pas le courage de t'en vouloir, moi.
Source : Gallica

Charles Delorme Blondette, drame rustique, mêlé de chant… (1851)

PIERRE, tendant la main à Noël et l'attirant vers Blondette. Et de plus Noël, Blondette, que je te prie d'aimer, c'est mon frère.
BLONDETTE. Vrai, ah! oui, comme sœur, j' voulons bien vous aimer, Noël.
NOEL. Merci bien. (A part.) Désormais j' serons bon pour tout le monde, ça fait trop de mal d'être méchant.
(Tableau dominé par la glaneuse qui gravit péniblement le chemin du fond, elle s'arrête, les contemple, et envoie un dernier baiser à Pierre et à Blondette.)
1 Le Père, la Mère, Blondelte, Noël, le Docteur, Pierre, la Glaneuse, les Chœurs, au fond.
Source : Gallica

Charles Delorme Blondette, drame rustique, mêlé de chant… (1851)

LA GLANEUSE. S'il veut me suivre.
NOEL. Il le voudra. tu lui diras que toi tu ne pouvons rien pour lui. mais qu' tu savons oùs qu'est son père, qu'il l'attend pour lui z'i donner sa bénédiction. et j' connaissons Pierre. il étiont si bon par nature et si désireux d'connaître sa famille qu'il plantera là sans barguigner ses adoptifs et sa fiancée, toute la nichée, quoi ! tu consens, pas vrai.
LA GLANEUSE. Nenni dà.
NOEL. S'il plaît. tu ris.
LA GLANEUSE. Non point. j'ons fait des actions dans ma vie qu'ont pu faire du tort à moi-môme, mais jamais aux autres. je refusons net. adieu !
Source : Gallica

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