Daniel Bernard, Les Virelais de Daniel Bernard (1865)
“ Le pré clans sa robe frissonne, Est-ce le souffle de l'automne ? Le pré blanchit, comme la mer, Est-ce la neige de l'hiver ? Est-ce le renouveau qui passe ? (Voici l'haleine de l'espace) Ou la vierge aux fils éclatants ? (Voici l'haleine du printemps !) 180 LES PRES MOUILLES Le pré muet sous la feuillée S'enveloppe d'herbe mouillée. Le souvenir plein de parfums S'enveloppe d'amours défunts. La fauvette tremble et s'enroue ; Le pré s'ajuste et se secoue. Comme un volage ses serments Le pré compte ses diamants. ”
