Alphonse Delacroix

Résumé

Alphonse Delacroix Fleurette d'Occitanie (1854)

Elle baisse les yeux et voit une belle jeune fille qui la regarde en souriant.
— Qui êtes-vous ? demande-t-elle doucement,
— Une de tes fées tutélaires.
— Ah ! s'écrie Blanche, qu'avez-vous fait de mon enfant? Je l'avais mis sous votre garde, et voilà qu'il a disparu , et mes yeux le cherchent en vain làhaut. Montrez-moi mon enfant.
— Ton enfant est heureux, répondit la fée : ne le regrette pas. Un mauvais génie nous l'a ravi ; mais il est heureux.
Source : Gallica

Alphonse Delacroix Fleurette d'Occitanie (1854)

Chevaliers, infortunés amis , les rives de notre Rhône ne vont donc retentir que de tristes chants , ou rester muettes de confusion et de douleur. Soldats du Christ, du haut de ce rocher , le troubadour attendait votre gloire pour la célébrer au loin et voilà qu'en vous voyant sa langue s'est glacée.
UN CHEVALIER.
Troubadour, la honte de la défaite ne courbe pas le front de tous les Croisés. Tu peux chanter les exploits d'Eménon , fils du comte de Sabram. Il est digne de tes accents. Entonne sa gloire de là-haut, afin que les rives du Rhône entendent et se réjouissent.
Source : Gallica

Alphonse Delacroix Fleurette d'Occitanie (1854)

Depuis la mort du chapelain , Blanche ne descendait presque plus parmi les serfs qu'elle aimait tant à consoler. Cet ange de charité venait de sa main bénie fermer les blessures que la dureté du sire faisait au coeur des pauvres vassaux. On désirait en quelque sorte recevoir un mauvais traitement de la part de Bohémond , pour voir arriver à son foyer cette bonne damoiselle dont les paroles faisaient tant de bien au coeur et dont les largesses portaient le contentement dans la cabane du pauvre. Mais à présent Blanche ne descend plus du manoir. La mort du chapelain l'a tout abattue !
Source : Gallica

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