Ernest Desprez

Résumé

Ernest Desprez Un enfant, t. 3/3

Après une petite lieue de marche à travers la campagne la plus riche et la plus suave qui soit en Flandre, Louise, dépassant Fontenelle, entra dans le village de Floyon. Quoiqu’elle n’aperçût pas de château, elle pensa que les arbres le cachaient. Elle crut être à Baroy. Cette erreur la fit s’arrêter à la première maison du village. C’était une auberge. Plusieurs hommes fumaient et buvaient dans une salle fort propre et en apparence sablée. La vue de ces hommes la déconcerta un peu; elle chercha des yeux si quelque femme ne viendrait pas à son secours: elle n’en découvrit aucune.
Source : Gutenberg

Ernest Desprez Un enfant, t. 3/3

Au détour d’une allée, Louise aperçoit tout à coup, à vingt-cinq pas devant elle, une petite fille courant après un cerceau que bien vite l’enfant rattrape et chasse dans les jambes d’un homme qui le lui renvoie en riant.
Les joues de la petite fille sont éclatantes{31} de joie et de santé. Sous son grand chapeau de paille coule une blonde chevelure qui tombe en longues boucles sur ses épaules. Ses jambes sont à l’aise sous un large pantalon blanc, et sa robe large et blanche aussi flotte et descend à la hauteur du jarret; sa taille est élancée, ses mouvemens sont gracieux et souples.
Source : Gutenberg

Ernest Desprez Un enfant, t. 3/3

Il était temps pour Louise que cette explication vînt, car déjà sa tête s’égarait; mais aux dernières paroles de la nourrice de sa fille, son cœur se dilata, sa vue s’éclaircit, ses idées devinrent plus nettes. Elle regardait la jeune femme avec amour.
—C’est vous qui l’avez nourrie, madame?.. Ah! que vous êtes heureuse!{128}
La femme du jardinier ne répondit rien: elle parlait bas à sa belle-mère, qui disait en penchant la tête et en regardant Louise de travers:
—Quand on vient dans un bal, on se costume mieux que ça, et on ne fait pas d’avanie au monde.
Source : Gutenberg

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