Résumé

Portrait de George Sand George Sand le château de pictordu

Plus tard, tu sauras que le talent ne sauve pas de la fatalité et du malheur !
— Mon Dieu ! tu es malheureux, toi ? s’écria Diane en se jetant dans ses bras. Est-ce possible ? comment, pourquoi ? Il faut me le dire. Je ne veux plus être heureuse si tu n’es pas heureux.
— Ne crains rien, répondit Flochardet en l’embrassant avec tendresse, j’ai dit cela pour t’éprouver ; je n’ai aucun chagrin, je croyais que tu ne m’aimais plus parce que... parce que j’ai négligé ton éducation et l’ai confiée à un autre. Tu as peut-être pensé que j’étais un père frivole, indifférent, mené comme un enfant...
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Portrait de George Sand George Sand le château de pictordu

Je n’ai jamais appris à danser, et je me sens les jambes trop faibles ; mais j’aime à voir tout ce qui est joli et je voudrais vous voir encore danser en rond, comme je vous ai vue en peinture.
Elles arrivèrent dans un grand salon tout rempli de glaces très-éclairées, et la fée disparut ; mais aussitôt Diane vit une quantité de personnes semblables à elle, en robe verte et en voile de gaze, qui bondissaient légèrement par centaines dans tous ces grands miroirs, au son d’un orchestre qu’on ne voyait pas.
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Portrait de George Sand George Sand le château de pictordu

En ce moment, on annonça M. Flochardet, qui venait quelquefois prendre le café avec le docteur.
— Que regardez-vous donc là ? dit-il à M. Féron, quand il eut embrassé sa fille,
— Regardez vous-même, répondit le docteur.
M. Flochardet se pencha sur le dessin et pâlit.
— C’est elle, dit-il avec émotion. Oui, c’est bien cette chère et digne créature à laquelle, sans le dire à personne, je pense sans cesse, et à présent plus que jamais ! Mais qui a fait ce portrait, docteur ? C’est une copie du médaillon que je vous ai donné pour Diane. Seulement c’est infiniment mieux senti, et mieux rendu.
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