Alfred Masson-Forestier, Revue des Deux Mondes
“ Il marchait vite, tout enfiévré. L’air vif, qui frôlait assez rudement sa figure, lui semblait doux comme une caresse. Il allait léger, alerte, content, ne sentant plus la fatigue. Cependant la bonne continuait : — Probable, n’est-ce pas, que le mal a de la force comme ça parce que Monsieur est très fort ? Au mot mal, Valadier se ressaisit. Il eut le sursaut de quelqu’un qui, soudain, aperçoit un trou béant devant soi. Ah ! non, il n’y a plus de Palfrène, plus d’ennemi. Il y a un malade, gravement atteint, et en face, rien qu’un médecin... Eh parbleu oui, il le soignera de son mieux ! ”
