Résumé

Paul Diday Vie du docteur de Polinière , par M. Diday… (1857)

Écoutez : le terme approche, c'est lui qui, d'une voix calme, récite la réponse aux prières des agonisants. Prêtez plus bas l'oreille : le touchant amour de l'aïeul, dernier venu, survit le dernier ; et sa lèvre expirante murmure encore le refrain naïf qui sait faire sourire l'enfance... Sceptiques qui, la main sur votre propre coeur, criez à l'hypocrisie, au mensonge , gardez de cette leçon ce que vous en pouvez sentir. La mort de l'homme de bien a éclairé sa vie ; elle en serait, au besoin, la pleine justification.
Polinière n'est plus : et le corps médical s'est senti ébranlé.
Source : Gallica

Paul Diday Vie du docteur de Polinière , par M. Diday… (1857)

Voyons donc, Messieurs, ce qu'il fut, ce qu'il fit. Suivons pas à pas cette vie si pleine d'oeuvres, si riche de charité. Il ne faut rien voiler de ce tableau, c'est l'hommage dû à cette mémoire chérie ; c'est la meilleure consolation de ceux qui le pleurent : ce sera, avant tout, la plus éloquente leçon dont puissent profiter tant d'ambitions impatientes qui croient la gloire du médecin exclusivement attachée aux créations si souvent éphémères de l'intelligence.
Augustin-Pierre-Isidore de POLINIÈRE naquit le 1 décembre 1790, à Vire, petite ville de la Basse-Normandie.
Source : Gallica

Paul Diday Vie du docteur de Polinière , par M. Diday… (1857)

La pratique qui révèle les vrais besoins des malades ; l'humanité qui ne laisse jamais méconnaître leurs droits ; l'esprit d'ensemble qui permet les améliorations de détail sans nuire à la marche du système ; la sagacité prévoyante qui sait sacrifier un replâtrage momentanément suffisant à une réforme, même tardive à mûrir ; ce juste degré d'abnégation qui, par une sincère déférence envers les compétences spéciales, gagne à la sienne propre la compensation d'un ascendant légitime...
Source : Gallica

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