Abortif

Définition et enjeux

Max Alexander,  Amour, préservation et sécurité (1909)

“ Lorsque l'avortement est démontré par l'état du fœtus et des parties génitales de la femme, lorsque celle-ci ne cache point qu'elle a avorté, il reste à décider si l'avortement a été un effet naturel de la constitution du sujet, d'un médicament abortif, ou d'une action mécanique quelconque, exercée sur la mère ou sur le foetus. Aucun signe physique ne peut faire reconnaître que l'avortement a été l'effet d'une substance abortive quelconque ou d'une médication intempestive. ”
Source : Gallica

L P Fleuret,  Médecine légale pratique, considérée dans ses rapports avec la législation actuelle des états sardes… (1842)

“ Elle n'assimile pas à un crime-, l'avortement qui aurait suivi accidentellement l'administration de médicaments conseillés par un médecin , pour le traitement d'une maladie ; aucun médicament n'étant certainement abortif, et le devoir d'assurer la santé de la mère devant l'emporter sur le danger très-incertain que l'on fait courir à l'enfant.
Elle ne fait pas un crime à un médecin de provoquer un avortement chez une femme dont la. vie serait menacée par des convulsions , une métrorrhagie , etc.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Labarthe Paul Labarthe,  Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée…

“ TRAITEMENT ABORTIF. Le traitement abortif est celui qui consiste à détruire complètement le chancre dès son apparition, c'est-à-dire. à transformer un ulcère virulent et contagieux en une plaie simple non contagieuse. Plusieurs auteurs en ont à tort attribué l'invention à Hunter, car bien avant, lui, Jean de Vigo l'avait indiqué dans son remarquable ouvrage sur la maladie vénérienne; mais c'est à Hunter que revient l'honneur de l'avoir, le premier, formulé d'une façon claire et magistrale. Après Hunter, Ricord, Velpeau, Diday, Rollet, etc., ont préconisé le traitement abortif. ”
Source : Gallica

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