Résumé

Charles Maygrier Étude médico-légale sur l'avortement… (1910)

Nous ne pensons pas que le seigle puisse, sans aucun travail commencé, sans impulsion étrangère, sans manœuvre préalable, à lui seul enfin, mettre en jeu les contractions de l'utérus dans la première moitié de la grossesse, qui est celle pendant laquelle ce crime d'avortement est le plus souvent commis. Mais ce qu'il saurait accomplir tout seul, il peut au moins concourir à l'opérer, et nul doute que, dans ces ténébreuses manœuvres, il ne fasse partie des moyens employés, sinon à la destruction, du moins à l'expulsion des fœtus.
Source : Gallica

Charles Maygrier Étude médico-légale sur l'avortement… (1910)

Au bout d'un temps variable mais qui n'excède guère quarante-huit heures, on voit souvent des douleurs caractéristiques du côté de l'utérus et l'avortement s'opérer sans accidents spéciaux. Ce qu'il y a de plus remarquable dans les faits dont il s'agit, c'est que ce résultat a lieu indépendamment en quelque sorte de la violence et des symptômes généraux déterminés par l'ingestion de la rue. Contrairement à ce qu'on a vu pour
la sabine, ce n'est pas seulement au moment de la mort et dans les dernières convulsions de l'agonie que l'avortement se produit
Source : Gallica

Charles Maygrier Étude médico-légale sur l'avortement… (1910)

Les intestins sont distendus par des gaz, mais ils n'ont pas un volume extraordinaire ; en cela le cadavre diffère de ceux du plus grand nombre des femmes mortes à la suite d'une péritonite puerpérale. Il n'y a pas non plus ce flot de liquide séro-purulent qui s'échappe d'ordinaire au moment où l'on ouvre l'abdomen. Les instestins sont tachés de sang, et, en plusieurs points, à leur surface, sont étalées des membranes rouges ou noires, minces, transparentes, résistantes, assez adhérentes, qui sont le produit d'une hémorragie et non le résultat d'une sécrétion plastique inflammatoire.
Source : Gallica

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