Résumé

Gabriel Peillon Étude historique sur les organes génitaux de la femme… (1891)

Les Egyptiens avaient les mêmes idées que les Grecs sur l'embryologie. Ils croyaient à la double semence : la femelle fournissait la matière, le corps ; le mâle, le souffle, l'âme. C'est ce que nous apprend Diodore de Sicile à propos d'Isis. Par les Grecs nous savons qu'ils croyaient à la grossesse de huit mois, mais on ne trouve rien sur ce sujet en langue égyptienne. Ils savaient que le fœtus est recouvert par des membranes, puisque, pour désigner un enfant dans le ventre de sa mère, ils disaient : quand le fœtus est dans l'œuf.
Source : Gallica

Gabriel Peillon Étude historique sur les organes génitaux de la femme… (1891)

Le mâle apporte l'âme sans laquelle il n'y a de corps que par une vaine homonymie. Les matériaux qui sont dans la femelle n'ont l'âme nutritive et l'âme sensitive qu'en puissance; c'est le mâle qui leur donne les deux âmes en acte et en pleine réalité. Aristote en donne comme preuve les œufs clairs: il n'en sort rien, dit-il, parce que ces œufs n'ont pas subi l'influence vivifiante du principe mâle.
Les testicules ne sont utiles que comme réservoirs; ils ralentissent par leurs nombreux méandres le cours du sperme et rendent par cela même la fécondation plus calme
Source : Gallica

Gabriel Peillon Étude historique sur les organes génitaux de la femme… (1891)

Les fourmis même, animal si petit, en en ressentant l'influence, rejettent les graines qu'elles portent. Ce flux d'une telle virulence revient chez la femme tous les trente jours et il est plus abondant tous les trois mois. Chez quelques-unes, il est plus fréquent, chez d'autres, il ne survient jamais : celles-ci sont stériles, attendu que le sang menstruel est la matière de l'être à engendrer, la semence du mâle, agissant comme un levain, l'arrondit sur soi-même, puis cette masse avec le temps se vivifie et prend un corps.
Source : Gallica

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