“ « La valse est mon mauvais côté », Et comme frappant sa semelle Au tapis sourd, l’œil irrité, L’homme a sifflé ce mot : « Femelle ! » — « Femelle... » en êtes-vous certain Reprend la femme, tête haute. ”
Femelle
Définition et enjeux
La notion de « femelle » englobe à la fois une réalité biologique et une charge symbolique profonde, explorée par de nombreux auteurs à travers les siècles. George Sand la considère comme une force maternelle primordiale, tandis qu’Oscar Wilde la désigne parfois avec ironie, opposant « femelle » à l'idéal féminin. Alexandre Weill souligne son rôle de mère du mâle, et A.
Cussy célèbre sa puissance transformative. Ces approches, variées et nuancées, révèlent une réflexion riche sur les rapports entre sexes, ancrée dans des textes qui oscillent entre adoration, critique et métaphore. La thématisation de la « femelle » s’inscrit ainsi dans un réseau conceptuel qui inclut la reproduction, l’œuf ou le nid, soulignant son rôle central dans l’imaginaire collectif.
Citations sur la femelle
Alexandre Weill, Ce que j'aurais dit à l'Assemblée nationale… (1848)
“ Or, non seulement vous avez été violents, mais encore les belles paroles qui sont sorties de votre bouche sont restées stériles. On a dit que les faits sont des mâles et les paroles des fenelles; on oublie que la femelle est la mère du mâle. ”
Oscar Wilde,
Le Crime de lord Arthur Savile
“ — Si une femme ne peut rendre charmantes ses erreurs, ce n’est qu’une femelle, répondit-elle... ”
George Sand,
Promenades autour d’un village
(1860)
“ La terre est femelle, puisqu’elle est essentiellement mère. C’est donc une déité aux traits changeants, et elle se symbolise par une beauté de femme tour à tour souriante et désespérée, austère et pompeuse, voluptueuse et chaste. ”
A. Cussy, Éloge des femmes : poème (1863)
“ Ainsi que nous, payez à ce sexe enchanteur, Le tribut, que lui doit tout juste et noble cœur. Retracez-nous surtout sa puissante influence, Ses vertus, ses talents et son amour immense. A l'oeuvre ! et, de la femme embellissant les traits, Par de vives couleurs animez vos portraits; Faites-la voir enfin dans son jour véritable, Telle et tout ce qu'elle est, c'est-à-dire, adorable. ”
Mlle Clémence Robert, Biographie des femmes auteurs contemporaines françaises
“ Car pendant que les hommes la proclament une femme illustre et éloquente, l’orgueil de son sexe, voici que les femmes, pour se consoler de voir réunis tant de beauté et tant d’esprit, tant d’imagination et tant d’éloquence, tant de style et tant de génie, tant de dévouement et tant de courage, s’écrient de leur côté : Ce n’est pas une femme, c’est un homme ! ”
Jean Paul,
Pensées de Jean-Paul
“ O sexe doux et fidèle, mais faible, pourquoi toutes les facultés de ton ame sont-elles si entrainantes et si puissantes qu’elles font pâlir et fuir ta raison ? Pourquoi portes-tu dans ton ceur un respect si profond pour un sexe quí n’épargne pas le tien. O femmes, plus vous embellissez votre anie, plus vous donnez de graces à votre corps, plus l’amour règne dans vos cacurs et respire dans vos yeux ”
Charles Monselet,
La Franc-maçonnerie des femmes
“ Ah ! quelle femme ! vertige, folie, esprit, passion, elle a tout. Son caprice, mobile comme une queue de poisson, la jette dans tous les travers, la pousse vers tous les voyages. Elle a épousé un mari, deux maris. Elle a soulevé une nation. ”
Gotthold Ephraim Lessing,
Dramaturgie de Hambourg
(1869)
“ Elle est, disait-il, la divinité de son sexe, tellement élevée au-dessus des autres femmes, que les qualités, que nous admirons le plus dans les autres, la beauté et les grâces, ne sont en elle que les ombres qui font ressortir une plus grande lumière. ”
Charles Sorel,
De la connoissance des bons livres…
(1671)
“ On verra que ce sont les Femmes & les Filles, & les Hommes de la Cour & du Monde, soit qu'ils soient gens d'espée, ou que leur oysiveté les fasse plaire aux vanitez du Siecle. En ce qui est des Femmes & des Filles, elles n'ont garde qu'elles ne cherissent cette sorte de Livres, puisqu'outre la recreation qu'elles prennent avoir leurs diversitez, elles trouvent qu'ils sont faits principalement pour leur gloire, & qu'à proprement parler, c'est le Triomphe de leur sexe. ”
L. Étienne, Le Théâtre de 1869 à 1872
“ L’auteur qui a divisé quelque part tout le sexe féminin en deux classes, celle des demoiselles et celle des mères, a exprimé dans cette phrase un sentiment très honnête et très pur, mais qui découronne en un sens la vie humaine et la prive d’une de ses beautés. ”
Alfred de Musset,
La Confession d’un enfant du siècle
(1836)
“ Tu es femme ; ce corps, cette gorge d’albâtre, tu sais ce qu’ils valent, on te l’a dit ; quand tu les caches sous ta robe, tu ne crois pas, comme les vierges, que tout le monde te ressemble, et tu sais le prix de ta pudeur. ”
Eugène Manuel,
Poèmes populaires...
(1899)
“ J'ai rêvé d'elle... LA JEUNE FEMME Eh bien, dictez, et j'écrirai. Je suis là! D'un blessé tout désir est sacré. Attendez, je vais prendre un papier, une plume... LE BLESSÉ, ouvrant les yeux. Vous, ma soeur ?... Mais qui donc êtes-vous ? Ce costume 266 PENDANT LA GUERRE. N'est pas celui des Soeurs qu'on voit à l'hôpital, Et que je saluais dans mon pays natal... LA JEUNE FEMME, souriant. Faut-il donc à jamais avoir quitté le monde Pour soulager qui souffre et s'oublier un peu? Et toute charité serait-elle inféconde, Quand la main qu'on vous tend n'appartient pas à Dieu ? ”
Pierre Corneille,
À Mademoiselle de Cosnard de Ses
“ Entretiens ce beau feu que tu viens d’allumer ; Bientôt à cet effort fais succéder un autre Qui couronne ton sexe, et fasse honte au nôtre : Des Muses nous prenons le génie et la loi, Qui ne sont après tout que filles comme toi. ”
Gustave Flaubert,
La tentation de saint Antoine
“ Toutes celles que tu as rencontrées, depuis la fille des carrefours chantant sous sa lanterne jusqu’à la patricienne effeuillant des roses du haut de sa litière, toutes les formes entrevues, toutes les imaginations de ton désir, demande-les ! Je ne suis pas une femme, je suis un monde. ”
Paris, Compte-rendu officiel des fêtes et congrès de l'exposition universelle de 1900 (1902)
“ Grâce à vous, tous les drapeaux se confondent, tous semblent à ces altitudes présenter comme une vaste fédération de l'humanité! (Très bien! Très bien! — Nouveaux applaudissements.) Vous montrez, en associant les dames à vos courageuses et difficiles entreprises, ce que peut renfermer de force et d'endurance l'organisme délicat de la femme. Et pour cela vous faites, à cette époque où l'on a peutêtre un peu abusé des revendications féminines, la meilleure et la plus vigoureuse apologie du sexe qui peut être fort dans le péril et dans l'action, tout en gardant son caractère féminin. ”
Charles Clément, Revue des Deux Mondes
“ L’étude, à première vue, nous dit-on, discerne dans le XVIIIe siècle ce caractère général, constant, essentiel, cette loi suprême d’une société qui en est le couronnement, la physionomie et le secret : l’âme de ce temps, le centre de ce monde, le point d’où tout rayonne, le sommet d’où tout descend, l’image sur laquelle tout se modèle, c’est la femme. La femme au XVIIIe siècle est le principe qui gouverne, la raison qui dirige, la voix qui commande. ”
Louis de Boussanelle, Essai sur les femmes , par M. de Boussanelle… (1765)
“ Les coeurs vraiment héroïques, les plus hauts faits, les plus grandes actions & toutes les couronnes sont de ce; sexe comme du nôtre : que de femmes n'ont elles pas préféré au désir de plaire la gloire de la beauté , celles des plus grands conquérants, des plus verrueux Philosophes & des plus illustrés Citoyens ? Quel éclat n'ajoûterent-el-les pas aux graces, à la modestie & à la pudeur de leur sexe, par la majesté, la pompe & la fierté de tavaillance & de l'audace ”
George Sand,
Lucrezia Floriani
“ Travailler à l’aiguille, s’occuper des petits soins de l’intérieur, cultiver la superficie de quelques talents, devenir épouse et mère, s’habituer à allaiter et à laver des enfants, voilà ce qu’on appelle être une femme faite. ”
André Baillon, Histoire d’une Marie
“ Votre femme avec celui-là, votre femme dont vous savez ce qu’elle va faire, dont vous savez comment elle va le faire, ces rues qu’elle traverse, ce vestibule qu’elle franchit, ce store qui s’abat : « Mon petit, mêle-toi de tes affaires. » ”
Mlle Clémence Robert, Biographie des femmes auteurs contemporaines françaises
“ Cet exemple éclaircira d’une manière beaucoup plus concluante que mes discours les idées que je cherchais à développer sur la véritable destination morale et intellectuelle des femmes. Toute femme qui ambitionne un talent, une pensée, une réputation d’homme, doit commencer sans détours, ou commence tacitement par faire abnégation de son sexe. ”
Clarisse Vigoureux,
Parole de Providence, par Mme Clarisse Vigoureux
(1834)
“ Sexe fort, c'est vous qui régnez sur toute la terre, c'est à vous que je viens demander compte de cette parole apportée comme sacrée. Sexe fort, vous accusez vos rois quand vous manquez de liberté, et vous-même ne l'avez jamais cherchée que pour vous seul, et comme vos rois vous avez asservi le faible. ”
“ Un hymne triomphal à ma Divinité, À l’Amour parfois doux et souvent irrité, Car, en ce jour, je me réjouis d’être femme ! Et loué soit le sort en ses obscurs desseins De ceci : que nos cœurs sont pareils, ma maîtresse ! ”
Alfred de Musset,
Œuvres complètes
“ OCTAVE. Vous vous méprenez sur mon compte et sur celui de Cœlio. MARIANNE. Qu’est-ce après tout qu’une femme ? L’occupation d’un moment, une coupe fragile qui renferme une goutte de rosée, qu’on porte à ses lèvres et qu’on jette par-dessus son épaule. Une femme ! c’est une partie de plaisir ! ”
Eugène Forcade, Revue des Deux Mondes
“ Si je disais tout ce que je pense sur ce point, si je donnais mon opinion sur certains caractères de femme de premier ordre dans certains ouvrages de premier ordre, on me lapiderait. — Après tout, reprend une interlocutrice, les héroïnes qu’imaginent les hommes valent les héros qu’inventent les femmes. — Pas du tout, les femmes lisent avec plus de vérité dans les hommes que les hommes dans les femmes. ”
Emma Baugé, La Sente d'ombre : 1914-1916 (1916)
“ Femme! meilleure d'être femme, Pourquoi me caches-tu ton âme, Éteins-tu ton regard de flamme ? Tes flancs sont forts, tes seins sont beaux; Et tes aisselles des arceaux Où les parfums sont des tombeaux. Ta bouche m'est voluptueuse, Du fond de ta gorge fiévreuse Monte la plainte douloureuse. Je voudrais en mes bras virils T'étreindre comme les plus vils, Tuer tes rires puérils ! Ne plus te connaître distante En ta chair calme, consentante, Mais folle, farouche, vibrante. Que ce soit moi, l'homme puissant Qui prenne sur ton sein charmant Le repos pâmé de l'amant ”
“ Et quand il s’agit de choisir une femme, choix qui influe sur tout le reste de la vie, et qui en fait un délice ou un tourment, vous y mettez la plus profonde incurie ! Comment ! vous vous liez d’union indissoluble à un corps tout enveloppé de vêtements qui le cachent, vous jugez de la femme entière par une portion de sa personne large comme la main, puisque son visage seul est à découvert ! ”
Leconte de Lisle,
Premières Poésies et Lettres intimes
“ OUI, LA FEMME, SEMBLABLE... Oui, la femme, semblable au doux Emmanuel, Vers nous, des mains de Dieu, s’épancha, blanche et pure ; Mais l’homme, être tombé, posa sa lèvre impure Sur ce front embaumé d’un parfum immortel. ”
V. Cousin, Les femmes illustres du dix-septième siècle
“ Laissons-la donc cultiver son esprit et son ame par toute sorte de belles connaissances et de nobles études, pourvu que soit inviolablement gardée la loi suprême de son sexe, la pudeur qui fait la grace. ”
Henry Bordeaux , Revue des Deux Mondes
“ Elle se leva sous un prétexte, et sa belle taille, ses bras nus, sa grâce, cet ensemble de beauté que peu de femmes possèdent à un point de perfection aussi grand, fut remarqué, admiré, même par sa rivale ; Ô femmes, que vous êtes séduisantes et frivoles, que votre cœur est ambitieux ! Il n’y a point de femme qui ne prit un vice comme vêtement, s’il pouvait lui donner un triomphe. ”
“ Eh bien ! si cela existe, caché à tous, n’oubliez pas que vous avez devant tous, que vous avez publiquement pour les autres et aussi pour vous-même, une femme jeune et belle, que vous entourez de soins, d’assiduités ; une femme qui s’appuie sur votre bras, et qui, en s’appuyant sur votre bras, s’appuie en même temps sur votre cœur. ”
Gustave Droz,
Le cahier bleu de Melle Cibot…
(1873)
“ Ah ! tu as voulu être femme, eh bien ! tu es femme. Je pensais ainsi à ma mère, aux caresses et aux conseils qui m'avaient manqué. Elle savait la vie, elle !... Tout à coup, l'idée qu'elle la connaissait peut-être trop m'apparaissait, et mon coeur cessait de battre. ”
Ernest La Jeunesse,
L'Holocauste: Roman Contemporain
“ Ailes tendues, bras qui se jettent en avant pour étreindre plus vite, pour prendre plus tôt tout ce qu'il y a de baisers, d'étreintes, de tendresse, de passion, de ferveur dans cette chambre et dans l'univers.Une femme...Une femme? Pourquoi faire le malin envers toi-même? Il n'y a personne ici que toi et ton amour. ”
Lettres de héros (1914-1915) (1915)
“ Terre pour laquelle, aux heures d'épreuve, le cœur saigne le plus ! Est-ce parce que tu es femme, avec la caresse de tes yeux, avec ta robe flottante, avec du mystère dans ton clair sourire féminin et cette promesse de constance éternelle que ne fait jamais l'homme ? ”
Louis-Marie de Lahaye Cormenin,
Lettres au système électoral, sur la réforme…
(1841)
“ Croyez-moi, la bouche des femmes est faite pour sourire et non pour discuter; un argument leur ferait faire la grimace. Si vous apportiez votre urne sur les genoux d'une femme, elle n'y pourrait mettre qu'une feuille' de rose. Les femmes sont des fleurs qui ont besoin, pour s'épanouir, du jour amorti des salons et de la douce chaleur du foyer. Un orage politique les effeuillerait. Ne voyez-vous pas que nous gâterions nos femmes en leur donnant nos moeurs, nos habitudes,-nos passions et même nos vertus ? ”
“ Litanies de la Femme O toi que l'Eternel forma des chairs de l'hommeEt qui fais tressaillir nos coeurs dès qu'on te nomme Femme, daigne répondre au noble amour de l'homme! Souveraine des coeurs et gloire de l'hymen,Toi dont nous sommes nés, tige du genre humain, Femme, daigne répondre au noble amour de l'homme! ”
Anonyme, Le Prix “Vie heureuse”
“ J’en sais qui brodent comme des fées, d’autres qui épistolent comme la Sévigné, d’autres qui peignent et décorent leur logis, d’autres qui soignent et élèvent leurs enfants, d’autres qui cultivent des fleurs, d’autres qui mouchent et débarbouillent les petits orphelins, d’autres enfin qui aident leurs maris dans leurs travaux. Celles-là sont des femmes dans le vrai sens de leur mission divine. Les autres, de vaines poupées, nuisibles au prochain comme à elles-mêmes. ”
Ernest Renan,
Feuilles détachées, faisant suite aux souvenirs d'enfance et de jeunesse
(1892)
“ Je voudrais, dans un autre monde, parler au féminin, d'une voix de femme, penser en femme, aimer en femme, prier en femme, voir comment les femmes ont raison. Dès ce monde-ci, je désire vous assurer, chères sœurs, que je n'ai jamais eu pour vous aucun mauvais sentiment, que souvent même votre piété a été une des causes de ma joie intérieure. ”
comte de Robert Montesquiou-Fézensac, Brelan des dames (1912)
“ Les Dames d’aujourd’hui voudraient-elles aborder, de pair avec les hommes, toutes les fonctions et toutes les carrières, politiciennes, médecines, musiciennes, poétesses, épéistes ou chauffeuses, et se voir aborder, à leur tour, avec le même air enrubanné, pirouettant, poudré, sucré, destiné à celles qui ne maniaient que l’éventail ? ”
George Sand,
Elle et Lui
(1859)
“ Il t’avait condamné à cette insatiable aspiration pour que ta jeunesse ne fût pas absorbée par une femme. Les femmes de l’avenir, celles qui contempleront ton œuvre de siècle en siècle, voilà tes sœurs et tes amantes. ”
Alphonse de Lamartine,
Cours familier de Littérature - Volume 08
“ Garde-toi bien d'envisager les ouvrages de ton sexe du côté de l'utilité matérielle, qui n'est rien; ils servent à prouver que tu es femme et que tu te tiens pour telle, et c'est beaucoup. Prie ta mère de t'acheter une jolie quenouille et un joli fuseau. ”
Charles Perrault,
Œuvres choisies de Charles Perrault…
“ Malgré l’air infecté de leur triste demeure, Mille femmes d’honneur, dont souvent la beauté, Que cache et qu’amortit leur humble piété, A de plus doux appas, pour des âmes bien faites, Que tout le vain éclat des plus vives coquettes. ”
Alexandre Dumas,
Aventures de quatre femmes et d'un perroquet
(1856)
“ Dieu a créé toutes les femmes sur son premier modèle, et il leur a donné à toutes le même coeur. — Oui, mais pas le même visage, ni le même caractère. Vous admettez bien qu'il y à des pays où les femmes ont lé sang, plus ardent et les passions plus fortes que dans certains autres, et que votre théorie, qui réussit avec les femmes du Nord, échouerait peut-être avec les femmes du Midi, - J'en doute, monsieur. ”
Henry Dubellay, Rimes buissonnières (1858)
“ Les femmes, se penchant curieuses et belles, Semblent sortir de flots de soie et de dentelles, Et, d'en bas, un murmure, à ces reines des sens, D'éloges et de voeux élève son encens. Marquises, financiers, diplomates, duchesses, Que de graces, d'orgueils, de gloires, de richesses ! L'oeil ébloui, s'étonne en les comptant encor. Rien que dans les cheveux, que de bijoux et d'or ! ”
Charles Grimaud, Futures épouses... (61e édition… (1945)
“ De même que seuls des doigts de fée savent toucher aux ouvrages féminins, de même seuls des cœurs de mère savent révéler à des cœurs de jeunes filles les grandes vérités concernant les aspirations et les obligations de leur sexe. ”
Lucien Perey, Histoire d’une grande dame au XVIIIe siècle… (1887)
“ Nous n’entendons pas parler ici des jeunes femmes, au point de vue de l’amour et de la galanterie, mais bien des femmes d’âge mur, comme mères, comme conseils et comme élément essentiel de la société. ”
Edmond de Goncourt,
La femme au dix-huitième siècle
“ Façons, physionomie, son de voix, regard des yeux, élégance de l'air, affectations, négligences, recherches, sa beauté, sa tournure, la femme doit tout acquérir et tout recevoir du monde. Elle doit lui demander ses expressions mêmes, ses mots, la langue nouvelle qui donne un éclat, une vivacité à la moindre des pensées d'une femme. ”
