Charles Clément, Revue des Deux Mondes
“ L’esprit de Raphaël était plus intelligent et ingénieux que créateur et spontané. Guidé par un admirable instinct de la beauté qui fut son vrai génie, il comprenait tout, s’assimilait tout, transformait tout en œuvres accomplies ; mais une inspiration personnelle ne vivifie pas, et tant s’en faut, à un égal degré tout ce qu’il a fait. C’est encore Michel-Ange qui le dit : « il devait plus à l’étude qu’à la nature ; » et si on entend par la nature la force innée, une puissance en quelque sorte native, et que le travail n’aurait pas besoin de féconder, ce mot est vrai. ”
