Marcel Reymond, Revue des Deux Mondes
“ Nous allons voir l’école vénitienne sommeiller pendant tout un siècle et ne vivre, elle jusqu’alors si autonome et si fière de son indépendance, qu’en s’éloignant de ses traditions et en se mettant à la remorque des écoles étrangères. Les peintres de Venise vont imiter les peintres de Bologne, et cela est logique : c’est la suite de l’arrêt porté contre Paul Véronèse, c’est la conséquence de l’action souveraine exercée sur toute l’Italie par les papes de la contre-Réforme : ils exigent que partout l’art se consacre exclusivement au service de la pensée chrétienne. ”
