Gabrielle Rosenthal

Élements biographiques

Gabrielle Rosenthal,  Carpaccio

“ Aussi ses œuvres étaient-elles des scènes aux figurants nombreux, variés d’attitudes, avec des fonds de paysage compliqués, de multiples accessoires et des fabriques imposantes. Tout s’y ordonnait en une harmonie mesurée et forte, car Mantegna avait l’instinct de la réalité décorative. Les vierges s’entouraient de guirlandes émaillées de fruits empruntées aux bas-reliefs antiques. La noblesse majestueuse des draperies s’accordait aux marches de marbre, aux trônes incrustés d’arabesques Renaissance, et la vie fraîche et riante se mêlait à cet ensemble par la grâce juvénile d’un ange musicien. ”
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Gabrielle Rosenthal,  Carpaccio

“ Jamais vie ne lui plus complexe et plus fortement charpentée sous l’apparence d’un décor fragile. Comme ces palais posés sur l’eau par un miracle d’énergie et de volonté, les fêtes vénitiennes soutenaient l’édilice social et jusqu’aux ambitions secrètes du gouvernement. C’était l’époque où la République en trêve avec le Turc s’alliait à lui contre le Royaume de Naples, s’aidait du pape et de Florence dont elle devait susciter plus tard l’inimitié, fétait l’abandon de Chypre, jouait Charles VIII et Commines puis s’alliait ensuite à Louis XII contre Maximilien. ”
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Gabrielle Rosenthal,  Carpaccio

“ L’eau profonde et transparente que le sillage des gondoles abaisse et soulève s’irise du reflet des heures et des choses. Le ciel n’est pas là pour figurer un fond, il est vivant. Tantôt c’est le matin nuageux, délicat, léger, plus souvent c’est l’heure nuancée du couchant, alors que les harmonies chantent une dernière fois avant de s’effacer, que la lumière ambrée palpite à l’horizon pâli ou animé d’une ardeur fugitive, ciels safran, mauves, presque verts, ciels pourpres où se pressent des cirrhus violets : c’est l’heure de Venise. ”
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