“ Vittore Gamelio, un médailleur contemporain, nous a conservé les effigies des deux frères Bellini. Gentile apparaît sous l’aspect d’un honnête bourgeois, à l’œil lourd, à la mâchoire volontaire, aux traits grossiers et vigoureux. Giovanni, au contraire, a le nez mince, le menton délicat et l’œil rêveur d’un poète de cour. ”
Giovanni Bellini
Définition et enjeux
Giovanni Bellini (1430-1516), peintre vénitien de la Renaissance, incarne la transition entre le gothique et l’esthétique coloriste vénitienne. Son œuvre, marquée par une rigueur géométrique et une synthèse de traditions byzantines, flamandes et toscanes, a façonné l’école vénitienne.
Émile Cammaerts souligne son universalité, tandis qu’Eugène Müntz met en avant son influence sur Giorgione et Titien. Son héritage, à travers des compositions comme les Pietà ou les Madones, révèle une harmonie entre spiritualité et paysage, ancrée dans une maîtrise du coloris et du volume.
Citations sur “Giovanni Bellini”
Eugène Müntz,
La Renaissance en Italie et en France à l'époque de Charles VIII
(1885)
“ A Jean Bellin se rattache le tendre et pur Cima da Conegliano (premier tableau daté : 1489 ; dernier : 1508) , avec ses figures recueillies et émues, son groupement harmonieux, sa couleur chaude et ambrée. Giovanni Bellini aimait à concentrer sa science et son talent sur un petit nombre de personnages. Gentile (†1507) au contraire a besoin d'acteurs nombreux pour prodiguer tous les trésors de sa mémoire, toutes les ressources de son imagination. Comparée à celle de son frère, sa peinture est plutôt idéographique ; elle intéresse par le sujet plus que par le style. ”
“ Ce qui distingue, en effet, l’art des Bellini, c’est son universalité. Ils n’accueillent pas seulement les influences extérieures, ils se les approprient et les transforment. En vrais Vénitiens, ils sont peintres avant tout. Jacopo s’éprend d’architlecture et de perspective comme Giovanni se grise de couleur. Tour à tour, Gentile da Fabriano, Pisanello, Squarcione, Mantegna, les artistes flamands et Antonello de Messine font entendre leur voix dans leur bottega ; et Giovanni, à l’âge de quatre vingts ans, ne dédaigne pas d’écouter celle du jeune Giorgione. Tous les sujets leur sont bons. ”
Armand Dayot,
La "National Gallery"
“ Le Doge Lorédan GIOVANNI BELLINI et son frère Gentile Bellini avaient appris la peinture dans l’atelier de leur père, Jacopo Bellini, artiste vénitien de grand talent. Celui-ci, loin de jalouser ses fils, se montra tout heureux quand il vit leur mérite éclipser le sien propre. ”
“ C’est sans doute pour la contenter qu’il créa cette Allégorie, ainsi que la série de cinq panneaux, actuellement à l’Académie de Venise. Le symbolisme en est purement médiéval, mais il se traduit par les formes et les couleurs les plus nobles et les plus brillantes qu’ait créées la Renaissance. Ces œuvres, uniques à cette époque, marquent, dans l’esprit de l’artiste, un deuxième « retour en arrière », analogue à celui que caractérise la Madone de la Brera. Elles révèlent un côté imprévu et touchant de ce génie cliché Alinari.Giovanni Bellini. ”
Arsène Houssaye,
Voyage à Venise
(1856)
“ Dans le premier volet , au-dessous des maîtres mosaïstes qui sont l' enfance de l' art , je grouperais autour de Giovanni Bellini , le peintre ineffable , Schiavoni , qui dérobait les anges à Dieu et les emparadisait dans son œuvre ; Gentile Bellini , le passionné du vieux style ; Andrea Montagna , ce Vénitien amoureux de l' antique , enthousiaste inspiré du ciel , qui le premier ouvrit les yeux aux peintres vénitiens sur les pompeux paysages de la Brenta ”
“ Giovanni Bellini. — Piètà (Musée Brera, à Milan.) supplée agréablement aux lacunes de la documentation. Chose curieuse, cette faculté bellinesque de « pourtraire » une ville, dont hérita Carpaccio, survécut aux pires décadences de l’école vénitienne et se reflète, jusqu’au xviiie siècle dans les œuvres de Guardi et de Canaletto. La deuxième toile destinée à la décoration de la Scuola di San Giovanni Evangelista, datée de 1500, devait être placée en pleine lumière, sur le mur en face des fenêtre » (p. 53) . C’est, essentiellement, la vue d’un canal vénitien bordé de palais. ”
Roger Peyre, Histoire générale des beaux-arts (1894)
“ On peut en juger au Louvre; mais son plus curieux ouvrage en ce genre est le Mahomet II, qui appartient à Sir H. Layard. Gentile Bellini avait eu l'honneur d'être envoyé par la sérénissime République auprès de Mahomet II lorsque le sultan avait demandé à Venise son meilleur peintre. Gentile Bellini se trouve ainsi avoir été le plus ancien des peintres orientalistes, et il a eu dès son temps des imitateurs, comme en témoigne le curieux tableau du Louvre représentant l'Arrivée d'un ambassadeur vénitien à Constantinople1. Giovanni Bellini (1426-1516) a davantage le sentiment religieux. ”
“ III L’artiste a trente-cinq ans ; il est dans toute la force de l’âge et du talent. Nous entrons dans la période des grandes œuvres monumentales. Giorgione est mort en 1510, laissant à celui qui fut son ami et son rival le soin de terminer ses toiles inachevées. Giovanni Bellini qui, malgré son âge très avancé, n’a rien perdu de son activité, garde une situation prépondérante et défend jalousement ses privilèges de peintre officiel. Quand Léon X monta sur le trône pontifical, en 1513, il fit faire à Titien des offres BACCHUS ET ARIANE. (Londres.) ”
“ La vieillesse enfin, de 1500 à 1 514. pendant laquelle l’artiste, tout en cédant davantage au courant de la Renaissance, trahit parfois quelque lassitude d’inspiration. Durant ses premières années d’activité, Giovanni fut, on l’a dit, d’abord l’élève, ensuite (vers 1450) le collaborateur actif de son père. Les deux fils Bellini aidèrent, à cette époque, Jacopo à l’exécution d’un grand nombre de peintures d’histoire, de bannières de procession, de monuments funéraires ; mais ils occupaient encore un rang très subordonné. ”
Alexandre Dumas,
La peinture chez les anciens : Léonard de Vinci…
(1856)
“ Ce qui acheva la conversion de l'élève, ce fut la fille de Bellini, à qui son père ne devait sans doute donner pour époux qu'un homme qui partagerait ses principes et serait le soutien de son école. Or il se trouva qu'André devint amoureux de la jeune fille, et, soit qu'en effet il trouvât l'art de Bellini plus vrai, soit que la cause du peintre vénitien fût mieux plaidée par la bouche de sa fiancée que l'étude de l'antique ne l'était par son premier maîtro, toujours est-il qu'André épousa la jeune fille et déserta, en l'épousant, l'atelier et les convictions de Squarcione. ”
A Somov, Catalogue de la galerie des tableaux (1909)
“ Petrus de INGANATIS. Elève de Giovanni Bellini, qui imitait Giorgione. Il travaillait à Venise en 1492— 1530.-Ecole vénitienne. 1 i 6. La Vierge avec l'Enfant Jésus.-Assise et tenant un livre, la Vierge contemple l'Enfant Jésus qui repose sur ses genoux. Dans le lointain, un paysage. 1 Crozat — T. T. 1872. - 0,44 XO,365. — Ce tableau fut considéré jadis comme appartenant à un peintre inconnu de l'école de Giovanni Bellini. a BONIFACIO VERONESE, peintre dont le nom de famille était dei Pitati. Élève de Palma le Jeune. Né à Verone, en 1487; mort à Venise, le 19 octobre 1553. - Ecole vénitienne. ”
“ L’étude des dessins de Jacopo donne également la clef des grands tableaux de Gentile Bellini relatifs aux Miracles de la Sainte-Croix (notamment l’architecture et la composition de l’épisode contant la guérison de Pietro di Lodovico) ; tandis que Giovanni doit clairement à son père le Saint Georges de la prédelle du retable de Pesaro (voir Louvre n° 93 ; et certaines de ses Allégories (comparez La Paresse et la Persévérance avec le dessin du Louvre, n° 35) . Quant à Carpaccio, tout le projet de son œuvre narrative — Saint Georges, Saint Jérôme, la Légende cliché Alinari. ”
Giorgio Vasari, Vies des peintres, sculpteurs et architectes
“ Parmi les élèves que Giovan Bellini rassembla dans son école, à Venise, il compta Pellegrino, d’Udine, appelé ensuite de San-Daniello, et Giovanni Martini, d’Udine. Ce dernier observa toujours la manière du Bellini. ”
Rodolphe Marggraff, Catalogue des tableaux de l'ancienne Pinacothèque royale à Munich… (1866)
“ Il y en a quelque ressemblance comme entre une tête de jeunesse et la même tête plus âgée et plus sevère. Malheureusement l'état présent de notre tableau ne permet plus un jugement exacte et équitable sur sa valeur artistique originaire. 604. Bellini, Giovanni, nommé Giambellin*) , né à, Vénise en 1426, mort aussi là en 1516 (entre le 14 et 15 Nov.) , fils et écolier, de même que collaborateur de Jacques Bellin, formé davantage par l'exemple et l'enseignement de son beau-frère André Mantegna; fondateur de la nouvelle école vénitienne par ses élèves Giorgion et Tizien. ”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 juin 1867
“ Bellini, quoi qu’il fasse, reste Italien, et n’accuse dans sa peinture que des traits généraux de sa nation. S’il peint un amant jaloux et furieux, c’est la jalousie et la fureur d’un Italien, ses jeunes filles sont des amoureuses italiennes ; mais dans l’expression des sentimens il va plus loin que la plupart de ses compatriotes. Ce mélange de cantabile et de bravowre, ces temps larges, ces intervalles que remplissent les chœurs, tout cela est combiné pour le chanteur, dont la virtuosité partout et toujours doit prévaloir. ”
Gustave Planche,
Titien, sa Vie et ses Œuvres
“ Quoique les principales galeries d’Europe possèdent des ouvrages de sa main dont le mérite ne saurait être contesté, c’est à Venise qu’on peut prendre la vraie mesure de son talent. J’ai vu dans quelques églises vénitiennes des tableaux, dont l’origine n’a jamais été révoquée en doute, qui révèlent chez Jean Bellini le sérieux désir et la sincère espérance de lutter avec le plus illustre de ses élèves. Dans ces ouvrages, le principe du dessin s’est agrandi, les extrémités sont moins grêles, et les plans du visage sont indiqués plus largement. ”
Arthur Pougin,
Bellini, sa vie, ses oeuvres
(1868)
“ Un musicien très-distingué, qui l'avait pris en vive amitié, quoique plus âgé que lui de quarante ans environ, Francesco Pollini, pianiste extrêmement remarquable et professeur au Conservatoire de Milan, le fit transporter dans son logis et le soigna comme un fils. Malgré le dévouement de cet excellent homme, la maladie faisait des progrès terribles, et bientôt Bellini fut dans un état tel que les médecins désespérèrent de le sauver. ”
Arthur Pougin,
Bellini, sa vie, ses oeuvres
(1868)
“ Bellini attachait à ce fait une importance que l'on peut apprécier par les lignes suivantes, adressées par lui à un ami d'Italie : « Je sens maintenant que s'il me fallait écrire encore pour l'Italie, je ne le pourrais sans Romani. Tous les autres sont froids, insipides, et manquent du nerf de la passion. Je dois sacrifier mon amourpropre à mon, art, et c'est pour cela que je chercherai tous les moyens de me rapprocher de lui...» ”
Céline Fallet, L'école des beaux-arts (1872)
“ Vers cette époque, Jean Bellini reçut au nombre de ses disciples Giorgio Barbarelli, de Castel-Franco. Ce nouvel élève, à peu près de l'âge du Titien, était d'humble origine; mais ses manières étaient si élégantes, son esprit si distingué, que pas un jeune seigneur vénitien n'eût pu l'emporter sur lui. Une belle voix, un rare talent pour la musique, joints à son extérieur agréable, lui avaient fait ouvrir les plus aristocratiques salons ; et Jean Bellini le connaissait pour un artiste de grande espérance, lorsqu'il consentit à l'admettre dans son atelier. ”
Arthur Pougin,
Bellini, sa vie, ses oeuvres
(1868)
“ A la nouvelle du fatal événement, le vieux Zingarelli s'écria, en fondant en larmes: — « Ah! il eût mieux valu pour l'Italie que je fusse mort moimême ! Cela lui eût été moins préjudiciable.» Rossini dit que l'art venait de perdre « un colosse. » Romani, qui n'avait cessé de chérir Bellini, même pendant la courte interruption de leur longue liaison, écrivit : — « J'ai cherché quinze ans avant de trouver un Bellini! Un seul" jour me le ravit! Elle est partie, cette âme qui répondait à la mienne ! » ”
Arthur Pougin,
Bellini, sa vie, ses oeuvres
(1868)
“ Celui-ci s'occupa de lui en ajuster un sur la tragédie de Soumet, intitulée Norma (on sait avec quel sans-gêne les librettistes italiens ont toujours puisé dans le répertoire français ; pour être plus habile que d'autres et véritablement poëte, Romani, nous l'avons dit déjà, n'était pas plus scrupuleux sous ce rapport) . Bientôt le livret, fut achevé, et Bellini, réjoui et surexcité par la présence à Milan de son ami Pacini, pour lequel il avait toujours ressenti une vive affection, l'eut promptement mis en musique. ”
Histoire du théâtre lyrique en France depuis les origines jusqu'à nos jours…
“ Le théâtre San Carlo lui demanda un opéra; la Scala lui en demanda un autre: ce sont le Pirate, la Straniera; Zaira, Capuletti e Montecchi. Puis les deux chefs-d'œuvre, la Sonnambula et Norma, donnés à Milan en 1831; puis l'appel à Paris, où Rossini le charge d'une œuvre nouvelle pour les Italiens: ce seront, en 1835, les Puritains. Succès immédiat et européen. Mais cette même année 1835, ce Bellini, choyé, charmant, heureux, aimé de tous, et, faut-il le dire, de toutes, Bellini meurt à trente-quatre ans, l'âge de Mozart et de Raphaël, emporté par le choléra. Bellini n'est pas un génie. ”
Arthur Pougin,
Bellini, sa vie, ses oeuvres
(1868)
“ J'ai dit que Bellini avait signé un contrat par lequel il s'engageait à livrer une nouvelle partition au directeur de la Scala, de Milan, partition qui devait lui être payée mille ducats, et pour laquelle on lui avait promis pour interprètes Mme MéricLalande, la Ungher, le ténor Reina et Tamburini. Il quitta donc Gênes vers la fin d'Avril, et se rendit à Milan, où il avait été invité à passer, dans une maison amie, le temps qui lui serait nécessaire pour écrire son nouvel ouvrage. ”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 juin 1867
“ Élever le public jusqu’à soi, ne point faire de concession, noble tâche, mais combien pénible et dangereuse ! Bellini suit un chemin plus modeste, tout le monde lui fait la loi, le public d’abord, ses chanteurs ensuite. Cependant son style, quand on y regarde de près, n’est point si niais qu’il en a l’air ; cela vit par la passion, et puis c’est clair, saisissable à première vue, car de Bellini tout peut se dire, excepté cette fameuse phrase : « avant de juger cette musique, nous demandons à l’entendre une seconde fois. » ”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 juin 1867
“ Il retouchait sa phrase avant de la transcrire en partition, polissait et repolissait ; la mélodie trouvée, le reste lui venait par surcroît : les chœurs, les accompagnemens naissaient d’eux-mêmes et selon la formule. Bellini n’avait d’application que de ce côté ; mais on s’est trop hâté d’attribuer au manque d’études les indolences de son style. Rossini parle de lui comme d’un homme au fond très informé, et qui mettait à cacher sa science autant de soin que d’autres peuvent mettre à produire la leur. On doit avouer que par instans le jeu lui réussissait plus qu’il n’eût fallu. ”
“ Le jeune Carpaccio était certes plus près de Gentile que son propre frère. L’opposition de style entre les œuvres des deux Bellini est un symptôme de l’individualisme développé par la Renaissance. Il serait sans doute difficile de trouver, avant le xvie siècle, deux peintres de la même école, dont les tempéraments s’opposent davantage. Gentile nous apparaît, dans ses œuvres, comme un chroniqueur, à la manière de Froissart, alliant à une notation d’une scrupuleuse naïveté toute la fraîcheur d’une imagination éprise de légende. ”
“ Mais on ne peut contester à Bellini une certaine grace mélodieuse, qui explique suffisamment la fortune de ses opéras. Il est fâcheux que la Norma, le plus sérieux de ses ouvrages avant les Puritani, n’ait pas encore été chantée en France. Cependant il est probable qu’Il Pirata, la Straniera, la Sonnambula et les Puritani présentent, à peu de choses près, toutes les formules musicales de Bellini. On peut, sans trop de hardiesse, dire maintenant qu’on sait à quoi s’en tenir sur son compte ; depuis que Rossini se repose, Bellini partage avec Donizetti le sceptre de la mode. ”
non signé, Revue des Deux Mondes
“ C’est ainsi que depuis quelques années les Italiens ont pris la coutume d’inaugurer la saison d’hiver avec les Puritains de Bellini ; et peut-être y aurait-il plus d’un rapprochement à faire entre ces deux partitions, œuvres suprêmes de deux génies qui se ressemblaient tant. Écoutez le Pré-aux-Clercs ; que de mélancolie dans ces cantilènes si multipliées ! que de pleurs et de soupirs étouffés dans cette inspiration maladive ! comme toute cette musique chante avec tristesse et langueur ! Il y a surtout au premier acte une romance d’une mélancolie extrême ”
Arthur Pougin,
Bellini, sa vie, ses oeuvres
(1868)
“ Lors donc qu'en 1827 la personnalité de Bellini surgit tout à coup, brillante et vivace, par la représentation du Pirate, sans avoir été annoncée parles tâtonnements ordinaires, puisqu'il n'avait donné précédemment qu'un seul opéra, Bianca e Gernando, les artistes et le public comprirent qu'il fallait compter avec ce nouveau venu, qui se présentait d'une façon si insolite, et d'emblée emportait le succès. On se laissa d'abord, et sans marchander, entraîner par le plaisir que l'on éprouvait ; c'est d'ailleurs l'habitude, au-delà des monts, où l'un ne réfléchit guère en matière de beaux-arts. ”
