Gustave Planche,
Titien, sa Vie et ses Œuvres
“ Si le pinceau tente de corriger le lendemain ce qui a été fait dans la journée, la muraille refuse d’accepter la correction. Le seul moyen d’amender l’expression de sa pensée, c’est d’abattre ce qui déplaît. C’est pourquoi Michel-Ange, qui ne prenait jamais le pinceau avant d’avoir contemplé en lui-même son œuvre entière, telle qu’il la voulait, telle qu’il espérait l’achever, disait de la peinture à l’huile : « C’est une besogne de femme. » Sa nature répugnait aux tâtonnemens, et le procédé nouveau lui semblait inventé pour venir au secours de la faiblesse. ”
